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Accueil | Envoyer à un ami | Imprimer Roméo LETER, 'Une fois encore...'Avec la sortie de son premier album solo « Une fois encore… », Roméo LETER, se retrouve, à 28 ans, encore une fois sous les feux des projecteurs. Abonné au succès avec tous les albums auxquels il a déjà participé, il reste cependant lucide et garde la tête froide, conscient que les lumières du showbiz peuvent parfois éblouir. Entre deux prestations pour la promo de son album, il nous parle de sa vie et de ses rêves d'artiste.
Bonjour, je m'appelle Roméo LETER, j'ai vingt-huit ans, et je suis père de deux enfants et célibataire. Je suis né à Saint-Laurent, je suis employé de Mairie jusqu'à maintenant, et ma passion c'est la musique.
D'où vient ta passion pour la musique ? Depuis tout petit j'aimais déjà chanter, et puis lorsque le Rap est arrivé en France, j'ai commencé avec le Rap, mais c'était trop brouillon, et j'ai voulu me tourner vers le Reggae. Un jour, en écoutant le titre « Absence » de Richard BIRMAN, sur l'album « Fusion », cela m'a donné l'envie de chanter, mais la toute première fois que j'ai chanté, c'était du Reggae. Es-tu également musicien en plus d'être chanteur ? Je peux dire que je ne suis que chanteur. Je me débrouille un peu au piano, sans plus, mais musicien ça serait trop dire, non je suis plutôt chanteur.
Es-tu auteur compositeur de tes chansons ?
Si, il y en a certaines, comme « Prend plaisi », « Malgré tout ». Il y a pas mal de titres où je suis auteur compositeur, sur le vidé d'Akwarel, il y a une partie où je suis auteur, et pour la plupart de mes morceaux, je suis auteur compositeur. D'où te vient l'inspiration pour écrire les paroles de tes chansons ? En général je parle un peu de ce que j'ai vécu, mais lorsque je dis ce que j'ai vécu, ça ne veut pas toujours dire que moi j'ai vécu ça, je me mets dans l'histoire, de façon à ce que d'autres personne puissent se retrouver dans ce morceau là ; en écoutant les paroles ils vont se dire, « Tiens, ce qu'il raconte là ce n'est pas mal, j'ai déjà vécu ça ». Je me mets dans un coin, ou je peux être au travail et puis j'ai des idées et je note, et une fois à la maison j'essaie de retravailler ça. Est-ce que tu as besoin de condition particulière pour écrire ? Non, je peux être sur la route, en allant à Cayenne ou quel que soit l'endroit, j'ai déjà une mélodie ou des paroles, je m'arrête et puis j'écris et ensuite je m'installe et je complète ce qu'il faut compléter.
Comment vis-tu ton succès actuel ?
Je ne dirais pas que j'ai l'habitude, mais j'ai eu la chance avec tous les albums auxquels j'ai participé. Je remercie Dieu déjà, car c'est lui qui me donne l'inspiration, j'ai eu la chance de connaître ça, que ce soit le succès ; au départ sur le premier Double Croche, c'est vrai, j'étais un peu surpris, j'ai été quand même couronné meilleur jeune espoir en 2003, lors de la nuit des stars à Cayenne ! Personnellement, je le prends normalement maintenant, comme on dit ici, « je ne me la pète pas », je suis normal, ça me fait plaisir que les gens apprécient ce que je fais, et pour ceux qui n'apprécient pas, de toute les manières on ne peut pas faire plaisir à tout le monde. En ce moment je le prends normalement puisque de la même façon que l'on peut monter au sommet, on peut redescendre d'un seul coup. Que t'a apporté ta « vie d'artiste » ? Ce que cela m'a apporté, c'est que partout où je vais, dès que je dis Roméo, on dit : « Ha, c'est le chanteur ! » Les gens m'arrêtent dans la rue, et ça m'a permis de connaître pas mal de monde, surtout les artistes, et aussi d'avoir une notoriété ici, en Guyane.
Est-ce que tu aimerais vivre de la musique complètement ?
Franchement oui, j'aimerais bien voler de mes propres ailes, vivre de la musique, c'est mon rêve, mais bon, je ne pourrais pas vivre de la musique en Guyane. Si il faut vraiment en vivre, je suis en train de voir pour partir sur la métropole dans les deux ans, pour ne faire que ça, de la musique, de la musique et puis bon je verrai ce que ça donnera. A part le zouk, qu'écoutes-tu comme musique ? La musique carnavalesque, en fait c'est par période, le reggae j'aime bien, le ragga, toute la tendance jeune, puisque je suis jeune. Pour faire plaisir aux jeunes, il ne faut pas se baser que sur une seule musique, il faut écouter d'autres musiques pour avoir de l'inspiration, puisque la musique évolue, on ne peut pas faire que du zouk, parce que demain, qui sait, peut être que je ferais du reggae ou autre chose ? Non je n'écoute pas que du zouk, j'écoute du compas, en fait dès que la musique est bonne, j'écoute. Est-ce que tu admires un artiste particulièrement ? Oui au départ c'était Richard BIRMAN, Alex CATHERINE, j'étais fan ! Si j'entendais que ces gars là étaient à Cayenne, je prenais la route pour aller les voir ! Là maintenant, c'est Face à Face, Jim RAMA et Patrick ANDRE, en Guyane il y a un artiste que j'appréciais énormément, c'est Bernard INGLIS, il nous a quittés, mais il y en a d'autres que j'apprécie aussi.
Quel est ton plus grand rêve artistique ?
C'est que je sois chez moi un jour et je reçoive un coup de fil me disant : « Voilà monsieur LETER, vous êtes invité à venir sur Paris pour faire une prestation, ou bien que je me fasse capter par une grosse boîte de production, c'est ça mon rêve et puis bien sûr gagner beaucoup d'argent, c'est le rêve de tous les artistes. A propos de mon album, je veux également dire qu'il y a la participation de Joyce, car je tenais absolument à faire un titre avec elle, et lorsque je le lui ai proposé, directement elle m'a dit oui. Il y a aussi mon petit frère, sur Paris, qui fait partie du groupe DAMANIAK, avec qui on a voulu faire un style qui est déjà là, ragga, compas et zouk, on a voulu marier les trois et cela a donné le titre « Fô di yo ». Je tiens à remercier, Jim RAMA, Loury et tous les artistes de Paris, parce que pour faire cet album, on a travaillé avec des grands, comme GUYENG SANGUE à la basse, Denis NOUVEZE à la guitare et puis les sœurs TRIBORD aux chœurs, Carine SINAI et Francis NUGENT.
Mardi 21 Juin 2005
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