Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Rupture du cable America's II: retour à la normale en fin de semaine


Le manipulateur du sous-marin robotisé a vérifié quelques heures avant le départ que les bras articulés répondaient bien aux commandes. (CR / France-Antilles)
Le manipulateur du sous-marin robotisé a vérifié quelques heures avant le départ que les bras articulés répondaient bien aux commandes. (CR / France-Antilles)
Il a accosté en Martinique le 31 décembre et est reparti le 1er janvier au soir avec à son bord plusieurs techniciens des télécommunications... Lui ? C'est le navire câblier, Tyco Responder, basé à Curaçao dans les Antilles Néerlandaises, qui a été mandaté pour la réparation du câble America's II. Difficile de ne pas se souvenir des désagréments de téléphone mobile et d'internet, rencontrés depuis la nuit du 25 décembre dernier. En effet, les détenteurs de portables n'ont pas pu joindre les Antilles et le trafic internet est toujours au ralenti. Les opérateurs ont basculé les flux vers le satellite et un autre câble aux Antilles, pour parer au plus pressé.
Du côté du Tyco Responder, l'heure était déjà à la préparation de la mission, ne serait-ce que sur la localisation de la zone de travail. « Ce câble commence dans la baie de Fort-de-France dans l'alignement de l'aéroport sur une trentaine de mètres de profondeur et ensuite il descend la colline sous-marine de la baie jusqu'à 2 000 mètres environ » , explique Carl Winter, le capitaine du câblier. « Nous ne savons pas encore ce qui a causé la coupure du câble. France Telecom nous a fait savoir que le problème était proche de la côte, à une trentaine de kilomètres. Nous allons d'abord nous placer en marge de la baie » . Selon le capitaine du navire, les causes peuvent être multiples : un glissement de terrain, un séisme mineur, l'accrochage d'une ancre de bateau... C'est aussi pour cela que le navire dispose d'un équipement de pointe : un sous-marin entièrement robotisé et équipé de bras articulés qui peuvent saisir le câble, un grappin chargé de ramener le câble à la surface. La zone de travail est située dans les 2 000 mètres de profondeur, ce qui implique l'usage de ce type de matériel. Le sous-marin va être envoyé le long du câble en suivant un signal qui devra parcourir ce câble. Là, où le signal s'arrêtera, là, se trouvera la panne. Une fois la zone délimitée, le câble sera saisi puis remonté à la surface pour réparation. D'ailleurs, l'autre câble de remplacement est déjà disponible. Et Carl Winter de poursuivre : « Nous avons la possibilité de travailler de manière très précise. Notre système nous permet de mettre le navire dans une position précise qui lui évite de dériver pour mieux suivre le sous-marin qui est relié au bateau par un câble. Cela dépend aussi de la météo. Pour cette mission, nous allons tarer les mesures entre 3 et 5 mètres de variation, nous n'avons pas besoin de plus de précision. Cependant, nous pouvons réduire cet écart à un mètre quand nous sommes vraiment proches de la côte dans des eaux peu profondes... » Quoi qu'il en soit, des experts en provenance d'Espagne, des Etats-Unis et de France travaillent d'arrache-pied sur le problème pour totalement le résoudre d'ici au 7 janvier.
6 Janvier 2009 - écrit par Source: C. R. / P.-Y.C. France-Guyane


              




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