Saint-Laurent du Maroni

SIDA , la situation reste grave


SIDA , la situation reste grave
« La Guyane reste le département français le plus touché par l’épidémie de Sida-VIH. Elle affecte une population d’hommes et de femmes de tous âges (plus principalement les 30-40 ans), contaminés très majoritairement par les rapports hétérosexuels (plus de 80%).
L’évolution de l’épidémie ces dernières années semble marquée par une stabilité relative de l’infection d’après les données de prévalence chez la femme enceinte. Cependant, le nombre de patients suivis par les trois établissements de santé augmente régulièrement du fait de l’amélioration de la survie des patients et de la prise en charge de nouveaux cas, soit plus de 1100 patients en 2006. »
(Extrait du rapport de la DSDS sur la situation de l’épidémie de sida en 2007)

Ces éléments sont prometteurs mais ils exigent de ne pas baisser la garde car et dans tout le département, le samedi 1er décembre a été l’occasion pour les professionnels et les associations de rappeler que le combat est encore loin d’être gagné.

SIDA , la situation reste grave
A Saint-Laurent du Maroni, sous la houlette de Shannon MASON, coordinatrice des actions de prévention VIH sur pour l’ouest guyanais, un collectif de plusieurs associations et de bénévoles (Réseau Matoutou, Aid, Impact, Chrétiens et Sida, l’AJAS, l’USEP, la Croix Rouge, les infirmiers du CHOg Franck Joly, les établissements scolaires, Ouest Animation) avait organisé une grande manifestation samedi dernier. La journée a commencé avec une grande marche de solidarité en rouge et noir sur le thème « Faites du bruit autour du Sida », à laquelle ont participé massivement les écoliers, collégiens et lycéens de la commune. Elle s’est poursuivie avec une petite animation podium et des tournois de football et basket-ball sur le terrain des Cultures.
Pourtant, la mobilisation et le dévouement des personnes qui luttent depuis des années pour délivrer l’information et prôner la prévention, ont du mal à bousculer en profondeurs les habitudes et les mentalités. Avec 50 cas de sida dépistés dans les 6 premiers mois de l’année et une moyenne de 70 à 100 nouveaux cas par an, la situation reste préoccupante à St-Laurent. D’une façon générale, en Guyane, en dépit d’une activité de dépistage très importante, la découverte de la contamination
s’effectue souvent à un stade tardif (souvent au stade Sida au moment du diagnostic). De plus, les partenaires multiples et le déni de la maladie font souvent que les personnes porteuses du virus n’adoptent pas les mesures de sécurité qui permettraient d’éliminer les risques pour leur vie et celle des autres.

« Chacun doit se sentir concerné par cette maladie mais chacun doit aussi prendre conscience qu'il ne prend aucun risque à vivre aux côtés des personnes vivant avec le VIH, et qu'il est de notre responsabilité de garantir la place des malades dans la société.
Car le premier traitement contre le sida, c'est aussi notre solidarité. »

La solidarité est en effet, avec la nécessité de la prévention, l’autre partie du message que tiennent à faire entendre tous ceux qui travaillent au quotidien avec les personnes atteintes directement ou indirectement par le virus. La solitude engendrée par la maladie est souvent aussi douloureuse que la maladie elle-même. Ce 1er décembre2007 était donc l’occasion de rappeler une nouvelle fois l’importance de la solidarité contre la maladie. La mobilisation des jeunes pour la marche de samedi permet d'espérer que les générations futures l’ont entendu.


SIDA , la situation reste grave
4 Décembre 2007 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par CHELIM Jonathan le 04/12/2007 15:21
Belle et intelligente sensibilisation! Bravo!

2.Posté par Laetitia C le 04/12/2007 17:59
Bravo Shannon et à toute l'équipe de prévention VIH.

Surtout continuez à mobiliser la population sur le sujet.
Merci pour votre travail.

Gros bisous

3.Posté par fursiyah le 05/12/2007 14:31
je pense qu'avec les années et les interventions le nbre de nouveaux cas diminueras.
mais ce qui est dommage ces que l'on oublie que le sida est là toute l'année et pas seulement le 1er décembre.
Alors protégez-vous que se soit le 12 janvier, le 14 juin ou le 1er décembre!!!!

4.Posté par Elaine Cet le 05/12/2007 15:52
Bravo Shannon, j'ai travaillé quelques temps avec vous et ce la m'a permis de m'ouvrir les yeux d'une part de mon entourage d'autre part. Bonne continuation j'espere pouvoir bientot me joindre a vous de nouveau.
Pour ce qui ne le savent pas encore: le Sida existe vraiment, protéger vous!

5.Posté par guyanecho.com le 06/12/2007 16:39
Désolé de ne pas adhérer à ce bel enthousiasme. Le SIDA reste une plaie des temps modernes mais vos marches aussi longues soient-elles n'y changeront rien.
Il est des comportements qui débouchent invariablement vers des risques accrus de contamination. Il faut se faire à cette idée que nous ne sommes plus dans les années 70.
Certains originaires de je ne sais où (Afrique du Sud ?) prétendaient déjà que pour guérir du SIDA, il fallait faire l'amour à une vierge...
En Guyane, avoir plusieurs femmes reste un signe de puissance, le SIDA un mauvais sort...
Le vagabondage sexuel perdure, un peu comme si le risque n'existait pas.

Ce comportement est assez symbolique d'une société avide d'avantages futiles mais en refusant les conséquences.

Si le virus pouvait parler, il dirait peut-être ''If you don't like my peaches, don't shake my tree''.

6.Posté par CHELIM Jonathan le 07/12/2007 09:09
Tu peux très bien ne pas adhérer à l'enthousiasme ambiant mais tu ne peux pas ne pas reconnaître le mérite de ces gens qui s'affairent pour sensibiliser le public face aux dangers de la pandémie que représente aujourd'hui le virus du Sida. La sensibilisation est une chose très importante qui permet à défaut d'autre chose de ne pas tomber dans un certain immobilisme voire dans une certaine banalisation du phénomène...qui fait que la situation critique que nous connaissons aujourd'hui sera certainement telle encore demain. C'est le premier échelon d'une vaste lutte qui permet au citoyen lambda d'intervenir et d'agir à son niveau.
Encore bravo pour cette mobilisation exemplaire!

7.Posté par guyanecho.com le 07/12/2007 15:00
Jonathan, je n'ai jamais affirmé le contraire.
Evidemment que beaucoup de gens agissent pour informer et leur action est très méritoire ! C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai du mal à comprendre que malgré le flot d'informations sur le sujet, la maladie connaisse encore de tels taux de croissance.
Informer, OK mais faire une marche... Je fais plus que douter de l'utilité de ce défilé.
Un peu comme ces opérations ville morte sur le niveau d'insécurité.







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