Saint-Laurent du Maroni

Saint Laurent : Performance d’un bobo dread jamaïcain. Sizzla toujours debout.

Le camp de la transportation s’est gorgé de près de 4000 personnes samedi soir, venues entendre la voix de « Burning up », et l’auteur du devenu classique « black woman and child », maître Kalondji.


Saint Laurent : Performance d’un bobo dread jamaïcain. Sizzla toujours debout.
L’incarnation vivante du jeune dancehall jamaïcain a su donner la performance attendue. Une élégante arrivée en scène, la cravate se marie à la coiffe bobo à merveille. Sizzla est un show man. Une entrée en douceur pour une montée « faya » - ndrl : le feu !- Le spectacle est une fête. Feux d’artifices et paillettes, tout y est pour satisfaire une foule en transe. Energie diffusée ou rythme ralenti et briquets allumés, l’unité rasta est bien là. On entend le ghetto de Kingston, l’éducation de parents dévots rasta et la flamme des bobo ashanti. Celui qui allie la spiritualité du reggae roots au dance hall, crée un nouvel univers musical plus responsable, politiquement engagé. Ses positions sont connues pour être radicales et agressives envers l’oppresseur occidental et le poids de l’histoire face à la communauté noire. Le public Saint Laurentais a rencontré un artiste « conscient » qui rappelle au devoir de mémoire. Le message est somme toute positif, dans la veine de « black and white unity ». Dévotion spirituelle, politique, Sizzla n’oublie pas l’amour, les femmes, et la mère. « Mama » entre autres titres phares de l’artiste a résonné dans le camp.

Saint Laurent : Performance d’un bobo dread jamaïcain. Sizzla toujours debout.
Une première partie locale de qualité assurée par Fondering, puis Koloni et son groupe reggae ; l’artiste a reçu le lendemain le prix du meilleur chanteur toutes catégories par « the crew entertainment » à Paramaribo. Les jamaïcains Abidja et Ras Shilo sont venus pour pallier l’absence de Turbulence, qui n’a finalement pas pu se déplacer. L’organisateur du spectacle, Mickael Christophe regrette ce changement de dernière minute, indépendant de sa volonté. Il nous confirme « Sizzla plait aux gens d’ici, tout le monde l’attendait ». Le dernier volet de la soirée, assuré par I ta ves, a clôturé la fête en beauté : « il distille un style, un vrai travail d’artiste ».
Le label Transportation et Panach’club, déjà à l’origine de mouvement comme Lucky Dube l’an dernier, nous a offert un vrai spectacle de qualité, et promet encore d’autres shows à venir.

6 Mai 2008 - écrit par A.C


              

Commentaires

1.Posté par samkoukai973 le 06/05/2008 18:22
Mdr , j'étais pas là et il fallait filmer . Une autre concert que je ne vois pas s' il y a des films du concert,faites moi signe

2.Posté par loic le 07/05/2008 23:20
bof les image pas mal..? mes il faut éssaié de faire mieu mr Léon...!

3.Posté par PETER PAN le 16/05/2008 14:36
MO PAS TE LA MAI MO SUR Y TE CHUITE







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