Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Salée ? Mais non, c’est juste une question d’habitude !


Salée ? Mais non, c’est juste une question d’habitude !
Chaque année, de façon cyclique, le phénomène se répète : nos robinets se mettent à débiter une eau difficile à avaler, une eau salée quoi ! Selon les années, le phénomène est plus ou moins important et manque de pot, cette année, il l’est plutôt plus que moins. Résultat, les bouteilles d’eau minérales se vendent comme des petits pains et les commerçants font leurs choux gras de l’affaire. Nos porte-monnaie, hélas, sont loin d’être dans le même état d’euphorie, mais évidemment, les deux ne vont pas ensemble, on le savait déjà !

Salée ? Mais non, c’est juste une question d’habitude !
Donc pour ne pas mourir idiots, petite leçon de choses détaillée de la SGDE. La cause de tous nos malheurs (avec les coupures ça commence à faire beaucoup) serait en fait, on l’avait deviné, le taux exceptionnellement bas de pluviométrie de ces derniers mois. En effet, le manque d’eau à l’intérieur des terres a provoqué une baisse importante du niveau du Maroni et de ce fait la remontée des eaux de la mer suffisamment haut pour être captées et traitées par l’usine d’eau potable de St-Louis. Le taux très élevé de turbidité (présence de boue) de cette eau est déjà une première difficulté qui nécessite tout le savoir-faire des spécialistes de la SGDE pour arriver à obtenir l’eau claire (hum!) et tout à fait conforme aux normes européennes qui sort des robinets. Le seul problème est que la filière de traitement des eaux de l’usine de St-Louis est destinée à traiter l’eau douce qui est habituellement captée dans le Maroni et en aucune manière l’eau salée que lui ramènent les pompes en ce moment. D’où la présence de sel dans l’eau que nous ne buvons plus et que nous continuerons sans doute de payer de plus en plus cher.

Salée ? Mais non, c’est juste une question d’habitude !
Qu’elle soit salée, c’est un fait, mais qu’en est-il de sa qualité ? Sur ce point, rassurez-vous, chers concitoyens, les responsables de la SGDE nous assurent qu’elle est absolument apte à être consommée, sans aucun danger pour la santé. Les petits problèmes intestinaux observés récemment dans les foyers st-laurentains sont essentiellement dus au fait que certaines personnes sont plus sensibles que les autres au changement, tant pis pour eux. Nos organismes trop habitués à l’eau douce et peu minéralisée distribuée en Guyane, ont du mal à se faire à l’eau salée et y réagissent plus ou moins violemment.
D’ailleurs, la DSDS, chargée de contrôler en permanence la qualité de l’eau produite par les usines, ne s’alarme absolument pas et les résultats des dernières analyses effectuées le 18 novembre dernier, restent bien en deçà des normes autorisées. Dans le cas contraire, si l’eau n’était pas potable et présentait un danger pour la santé de la population, le Préfet prendrait sur le champ les mesures nécessaires pour arrêter la production. Tout va bien, donc.

Maintenant, il serait tout de même intéressant de savoir si nous devrons chaque année subir un tel désagrément ou s’il existe un moyen de l’éviter. C’est là qu’intervient la collectivité, en l’occurrence la mairie, qui est propriétaire des installations de l’usine de St-Louis, que la SGDE ne fait que gérer. Il revient donc à la collectivité de décider si oui ou non l’usine doit être équipée d’une chaîne de traitement adaptée au traitement de l’eau salée. Peut-être une question à mettre à l’ordre du jour au prochain conseil municipal ?
27 Novembre 2004 - écrit par Rédaction


              




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