Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Sécurité: Insatisfaction du Comité après une rencontre avec le Sous-Préfet.

Le mercredi 03 mai 2006, des représentants du comité ont rencontré le sous préfet afin de traiter avec ce dernier des points relevant de sa compétence : éclairage public , opérations « coup de poing », renforcement des effectifs de gendarmerie, coopération policière franco-surinamaise, contrôles sur le fleuve.


Sécurité: Insatisfaction du Comité après une rencontre avec le Sous-Préfet.
A cette rencontre, M. Le Sous-Préfet a demandé la présence du commandant de gendarmerie et du responsable de l’escadron de gendarmes mobiles.

M. Le Sous-Préfet a commencé la réunion en demandant aux membres du comité de créer une association, en lieu et place du comité, sans réelle justification. Nous avons exprimé notre refus, en précisant que M. Le Maire nous avait convié à la réunion du 13 mars, puis aux réunions du conseil local de sécurité en tant que comité. Le comité restera donc comité.

Eclairage public : La réponse a été très vague, aucune échéance n’étant donnée. La sous-préfecture a transmis au Secrétariat Général pour les Affaires Régionales les dossiers constitués par les services de la Mairie et attend des réponses. On nous dit que de nouveaux besoins apparaissent, comme l’éclairage du port piroguier. Le comité exprime fermement que les rallonges budgétaires doivent servir à l’éclairage de zones déjà définies avec les services de la Mairie ; ces rallonges budgétaires ne doivent en aucun cas servir à financer de nouveaux projets. Le financement de l’éclairage du port piroguier doit être planifié et inclus dans le dossier global d’aménagement de ce secteur.

Opérations coup de poing, Réquisitions sur ordre du Procureur : M. Le Sous-Préfet a passé la parole au commandant de gendarmerie qui nous a fait part de chiffres et statistiques relatifs à l’évolution de la délinquance et de la criminalité sur l’ouest guyanais. Si 322 arrestations ont été réalisées les 3 premiers mois de l’année, qu’elles ont été les suites judiciaires données ? Des criminels ont été condamné à 6 mois de prison avec sursis et se promènent toujours tranquillement en ville !
Tous les 15 jours, en moyenne, une opération d’envergure est mise en place avec l’action conjointe des forces de gendarmerie, de police nationale, de la PAF et des douanes.
Les représentants de la gendarmerie déplorent la position de certains citoyens qui aident indirectement certains criminels en les hébergeant, les nourrissant, achetant le produit de leurs vols.
Depuis 7 mois, aucun commerçant n’a été agressé à St Laurent, selon les données de la gendarmerie.

Effectifs de gendarmerie : Le commandant de gendarmerie nous annonce que 4 nouveaux postes de gendarmes seront pourvus en septembre 2006 : 2 à la brigade de recherche, 2 à la brigade territoriale. Les 5 postes concernant la brigade motorisée sont en attente d’un arrêté portant sur la création de cette unité.
M. Le Sous-Préfet n’est pas en capacité de nous donner des informations sur les démarches entreprises pour obtenir 10 postes supplémentaires de gendarmes, comme annoncé par M. Le Préfet et M. Le Maire, au regard de l’augmentation de la population.

Coopération Franco-Surinamienne : Les démarches se poursuivent, nous explique M . Le Sous-Préfet. Nous n’en saurons pas plus sur ces démarches et leur état d’avancement.

Contrôles sur le fleuve : La situation juridique du fleuve, classé « eaux internationales », n’autorise pas des contrôles sur le Maroni. La sous-préfecture travaillerait à la mise en place d’accords avec le Surinam afin de pouvoir mettre légalement en place ces contrôles. Selon M. Le Sous-Préfet, les propos tenus par Mme Le Procureur, M. Le Préfet, M. Le Général des forces armées et M . Le Maire disant, lors de la réunion du 13 mars 2006, que « des patrouilles seront effectuées conjointement sur le fleuve par les forces Françaises et Surinamiennes. Les forces armées participeront, avec la gendarmerie et la PAF, à ces contrôles. Il est prévu que cette mesure soir effective dans un délai de 3 semaines (fin mars – début avril) » sont inadaptés à la réalité du terrain !!
Nous sommes surpris par cette « erreur collective » et demandons qu’une réelle volonté de faire avancer les choses soit exprimée. Politiquement, tous les éléments sont aujourd’hui réunis pour faire évoluer la situation, à condition de trouver une volonté et une détermination sans faille chez nos représentants politiques.
Le comité demande, si les contrôles sur le fleuve ne sont pas possibles aujourd’hui, que des moyens soient mis en place pour effectuer ces contrôles sur les rives du Maroni. D’autre part, les personnes en infraction devraient être jugées à leur juste peine : l’article 19, ordonnance 2000-916 en vigueur le 1er janvier 2002 précise « L’étranger qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions de l’article 5 (relatif aux documents et visas permettant l’entrée sur le territoire) … sera puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3750€ ». Qu’en est-il aujourd’hui de la réalité ? Quelles sont les poursuites judiciaires mises en place en dehors de la reconduite au Surinam ? Quels sont, à ce jour, les risques qu’encoure réellement un étranger en situation irrégulière appréhendé sur le territoire ? Nous demandons que la loi soit appliquée dans son intégralité et que les moyens soient mis en place pour le permettre.

En conclusion : Les membres du comité expriment clairement leur insatisfaction suite au manque de réponses sur les différents points relevant de la compétence de M. Le Sous Préfet. Près de 2 mois après la réunion du 13 mars 2006, ce dernier est dans l’incapacité de nous donner aujourd’hui des réponses claires, un échéancier précis.

Il ne faut pas, aujourd’hui, oublier l’exaspération générale de la population exprimée par les 2000 personnes défilant dans les rues de St Laurent le 23 février 2006. Nos représentants devront rendre compte de leurs actions à la population.


Mme La Procureur de la République n’ayant donné aucune réponse à notre courrier du 17 avril, un nouveau courrier rappelant nos différentes questions lui a été remis en mains propres le 02 mai 06. Espérons que des réponses nous seront enfin données.

En tant que portes-parole de la population, nous restons à votre écoute. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions afin que nous progressions ensemble. Nous vous rappelons notre adresse e-mail : comite-securite@wanadoo.fr
9 Mai 2006 - écrit par Comité des usagers pour la sécurité


              




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