Saint-Laurent du Maroni

TRIBUNAL: Voyeur sur internet

Sous prétexte de rechercher sa fille, l'ancien policier était un peu trop curieux des sites pornographiques mettant en scène des mineurs. Il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.


TRIBUNAL: Voyeur sur internet
L'office spécialisé dans la surveillance des sites internets à caractère pédophile a constaté qu'une personne à Saint-Laurent du Maroni s'était connectée à internet pour regarder des images mettant en scène un bébé. L'enquête qui a été ouverte à la suite de cette alerte a abouti à l'ordinateur d'un fonctionnaire de police qui a été suspendu. À la barre, l'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, explique qu'il était sans nouvelle de sa fille depuis une dizaine d'années. Depuis le départ de son ex-femme et de sa fille à Paris, il vivait seul et était persuadé d'avoir vu sa fille sur un site internet : « Je voulais voir les têtes. J'avais vu son visage.je cherchais tout azimut ! »
Mais ses connexions « étaient sans équivoque ».bors de l'enquête, le prévenu a reconnu « télécharger et effacer après s'être rincé l'œil ». Le dossier montre, comme le constate le président, « une personnalité extrêmement troublée et troublante ». L'expert psychiatre évoque les troubles de cet homme « qui voulait se faire une galerie des monstres » et collectionnait « les horreurs ». Il justifie ses photos de Hitler comme une réalité historique et reconnaît qu' « internet est devenu comme une drogue ». Un « gros problème avec l'alcool » n'arrange pas le personnage.

Médaille d'honneur et photos d'horreurs

Le procureur ne croit pas les explications du prévenu vis-à-vis de la recherche de sa fille. Il souligne « l'attirance perverse de tout ce qui est horrible et affreux » du prévenu avant de s'interroger sur la dangerosité de ce dernier. Un des faits marquant et aggravant pour le ministère public, sa profession : « Retrouver la médaille d'honneur de la police à côté d'une photo d'horreur ! » Une peine d'un an de prison, assortie du sursis, est requise avec une mise à l'épreuve de trois ans comprenant l'obligation de soins.

L'avocat de la défense, Me Boris Chong-Sit, recadre le débat sur le problème du téléchargement des sites internet. Si son client « a téléchargé tout et n'importe quoi », les enquêteurs ont noté « qu'il n'y avait pas de fixation sur les enfants ». Une « curiosité malsaine » mais, précise l'avocat, « aucune image pédophile sur le disque dur de son ordinateur. Il a juste visualisé et effacé. » L'avocat rappelle que le prévenu avait été « abandonné par sa femme, partie vivre une vie dissolue dans Hexagone », et qu'il était sans nouvelle de sa fille. « Le code pénal ne punit pas les esprits perturbés », précise l'avocat en suivant le ministère public lorsque ce dernier estime qu'une peine de prison ferme ne serait pas adaptée : « Il n'a jamais démontré ou suscité la moindre violence à l'égard des personnes qui l'entourent. En fin de compte, ce n'est pas un homme dangereux… »
Après délibérations, le tribunal suit les demandes du ministère public en condamnant le prévenu à dix-huit mois de prison avec sursis. Peine assortie d'un suivi sociojudiciaire comprenant une obligation de soins pour trois ans.
11 Septembre 2007 - écrit par Source France-Guyane - D S-J


              

Commentaires

1.Posté par guyanecho.com le 12/09/2007 10:27
Pas vraiment brillante cette affaire mais peu surprenante. La Guyane est aussi réputée - hélas - pour être une terre poubelle et éloignée sur laquelle l'hexagone mute ses Personnels ''encombrants'' ou en tous cas peu reluisants. Tout le monde ou presque en connait quelques échantillons.

2.Posté par harker973 le 14/09/2007 15:21
faya bon babylone system







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