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Santé
Thyroïde, l'essentiel sur les maladies de la thyroïdeLes maladies de la thyroïde sont nombreuses et peuvent conduire à un manque (hypothyroïdie) ou au contraire à un excès d'hormones thyroïdiennes (hyperthyroïdie). Dans certains cas, la thyroïde peut augmenter de volume et former un goitre. Elle peut également être le siège du développement de nodules qui correspondent le plus souvent à un kyste ou adénome bénin et plus rarement à un cancer de la thyroïde. Un nodule ou un goitre peut se former en dehors de toute anomalie du taux des hormones thyroïdiennes.
La thyroïde est une glande endocrine (qui fabrique et sécrète des hormones) située à la base du cou. Les hormones thyroïdiennes, tri-iodothyronine (T3) et thyroxine (T4) agissent sur de nombreux organes, comme les muscles, le cœur, le système nerveux, le système digestif, etc. Elles ont pour rôle d’augmenter la consommation d’oxygène par les cellules et donc de fabriquer de l’énergie. Elles sont elles-mêmes synthétisées à partir de l’iode provenant de l’alimentation. Ces hormones sont sécrétées en fonction des besoins de l’organisme, sous l’influence de l’hypophyse (petite glande de la base du crâne, rattachée au cerveau) qui fabrique la thyréostimuline ou TSH. Celle-ci stimule la thyroïde lorsque le taux des hormones thyroïdiennes dans le sang diminue. A l’inverse, si le taux de T3 et T4 s’élève, la sécrétion de TSH par l’hypophyse est alors mise au repos.
Quelles sont les causes ?
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Excès de fonctionnement de la thyroïde
Une cause fréquente d’hyperthyroïdie est la maladie de Basedow, due à des auto-anticorps (anticorps fabriqués par le patient lui-même) qui stimulent la synthèse d’hormones thyroïdiennes. Une surcharge en iode, provoquée notamment par la prise de certains médicaments iodés (médicaments substitutifs d’une hypothyroïdie, certains médicaments utilisés contre les troubles du rythme cardiaque) peut entraîner une hyperthyroïdie réversible. Un goitre peut être lié à une inflammation de la glande ou thyroïdite. Défaut de fonctionnement de la thyroïde La thyroïdite d’Hashimoto est une des causes les plus fréquentes d’hypothyroïdie ; il s’agit d’une maladie auto-immune avec production d’auto-anticorps dirigés contre la thyroïde qui peuvent, à la longue, entraîner une synthèse insuffisante d’hormones thyroïdiennes. L’hypothyroïdie peut être la conséquence de l’ablation chirurgicale de la glande, indiquée dans le cas d’un cancer ou d’une thyroïdite, ou encore d’une radiothérapie pour un cancer de la région du cou. Plus rarement, la cause se situe au niveau de l’hypophyse, qui ne peut plus assurer le contrôle de la thyroïde. Tumeurs Une tumeur bénigne ou nodule thyroïdien, ou encore un cancer de la thyroïde peuvent provoquer une hypersécrétion d’hormones thyroïdiennes. Quand consulter ?
Que se passe-t-il lors de l’examen ?
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Le médecin recherche par la palpation la présence d’un goitre ou d’un nodule. Un examen clinique complet recherche également des signes en faveur d’une hyper ou d’une hypothyroïdie. En fonction des données de l’examen, le médecin peut prescrire certains des examens suivants : dosages hormonaux (T4 libre et TSH le plus souvent); recherche d'anticorps anti-thyroïde pour les pathologies auto-immunes ; scintigraphie thyroïdienne à la recherche de la cause, mesure de l'iode dans les urines (iodurie) pour les carences ou au contraire les surcharges iodées.
Une échographie et parfois une scintigraphie peuvent être indiquées pour explorer un nodule ou un goitre. Ces examens sont totalement indolores. L'échographie, réalisée en passant une sonde à ultrasons sur le cou, permet de visualiser la thyroïde, les nodules et d’en préciser les dimensions. La scintigraphie, permet, après ingestion d'une très faible dose d’iode ou de technetium radioactif, de déterminer au moyen d’une caméra si un nodule thyroïdien sécrète (nodule "chaud") ou non (nodule "froid") des hormones thyroïdiennes. Les nodules "chauds" sont presque toujours bénins. En cas de nodules "froids", l’échographie permet de distinguer des nodules liquidiens (kystes), toujours bénins, et des nodules solides ou mixtes, dont un sur dix environ est cancéreux. Mais c’est, avant tout, la ponction à l’aiguille fine (cytoponction), peu douloureuse, qui permettra de prélever quelques cellules de tissu thyroïdien pour en faire l’analyse et de repérer ainsi avec une grande précision les nodules cancéreux, qui devront être opérés. Quel est le traitement ?
Les affections thyroïdiennes se traitent généralement facilement, mais nécessitent parfois un traitement à vie. De même, la chirurgie de la thyroïde est aujourd'hui considérée comme une chirurgie simple ne laissant le plus souvent aucune cicatrice.
En cas d’hyperthyroïdie, un traitement médical est d'abord prescrit, qui consiste à administrer pendant 18 mois un médicament destiné à freiner l'activité de la glande. En cas d'échec, la chirurgie permet la guérison rapide, en retirant une grande partie de la thyroïde et ne conservant que ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme. Cependant, environ une fois sur dix, une hypothyroïdie apparaît, nécessitant alors un traitement à vie. Le traitement par iode radioactif est tout aussi efficace, mais comporte un risque plus élevé d'hypothyroïdie. Le traitement d'une hypothyroïdie, quelle que soit la cause, repose sur l'administration quotidienne d'hormone thyroïdienne (lévothyroxine) et devra être poursuivi à vie. Ce traitement n'entraîne aucun effet indésirable, puisqu'il ne fait que remplacer une hormone manquante. Une surveillance biologique (prise de sang) et clinique régulière est cependant nécessaire pour dépister un surdosage (signes d'hyperthyroïdie) ou un sous-dosage (signes d'hypothyroïdie). Lorsque c’est un médicament qui est à l’origine d'un dysfonctionnement de la thyroïde, les troubles régressent généralement en quelques mois après arrêt de ce traitement. Enfin, les inflammations thyroïdiennes (thyroïdites) nécessitent le plus souvent un traitement anti-inflammatoire, au besoin par cortisone. Un goitre simple peut être traité par l'administration d'hormone thyroïdienne (lévothyroxine), afin de mettre la glande au repos. Parfois une ablation partielle de la thyroïde est nécessaire si le goitre est très volumineux et provoque une altération de la voix ou une gêne respiratoire. La présence de nodules nécessite généralement une intervention chirurgicale, soit parce que leur volume est important, soit parce qu'ils risquent d'être cancéreux ou encore parce qu'ils provoquent une hyperthyroïdie. Dans la grande majorité des cas, le nodule est bénin et seule une petite portion de la glande est enlevée. Lorsque la chirurgie est impossible, un nodule chaud peut être détruit par l'administration d'iode radioactif. Le risque est alors de voir apparaître une hypothyroïdie, qu'il faudra traiter à vie par l'administration d'hormones. Les cancers de la thyroïde sont de bon pronostic. Globalement, dans 80 % des cas l'espérance de vie n'est pas modifiée par le cancer, même lorsque le diagnostic n'a pas été porté immédiatement. L'ablation totale ou subtotale (si la tumeur est inférieure à 1 cm) de la glande ou thyroïdectomie, associée au traitement des chaînes ganglionnaires permet généralement d’assurer la guérison. Parfois, ce traitement est suivi par l'administration d'iode radioactif, afin de détruire le tissu thyroïdien restant et de diminuer le risque de rechute. Après le traitement d'un cancer, il y a deux impératifs : la prise quotidienne d'hormone thyroïdienne (lévothyroxine) pour pallier l'absence de glande, et une surveillance à vie pour dépister la survenue de rechute ou de métastases, qui peuvent être très tardives. Conseils pratiques
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Eviter les carences en iode en consommant du sel de table iodé
Les besoins en iode varient avec l'âge : 60 à 100 microgrammes par vingt-quatre heures (µg/24h) avant l'âge de 10 ans, 100 à 150 µg/24h chez l'adolescent et 200 µg/24h chez la femme enceinte. Une alimentation équilibrée couvre normalement les besoins physiologiques en iode. En cas de carence ou de gros besoins (adolescents, grossesse), il est donc conseillé d'augmenter les apports par la consommation de produits riches en iode : algues marines (utilisées dans la préparation d'entremets lactés gélifiés), morue fraîche, hareng fumé, soja, crustacés, haricots verts, choux, laitages, œufs. Etre surveillé en cas de prise de médicaments pouvant induire une hypo ou une hyperthyroïdie(amiodarone, lithium, hormones thyroïdiennes substitutives) En cas d’apparition de signes de dysfonctionnement de la thyroïde, votre médecin pourra être amené à modifier les doses ou même à supprimer certains médicaments. Rechercher des facteurs génétiques Les rares cas de cancer thyroïdiens médullaires familiaux imposent un dépistage dans la famille. Source : http://www.e-sante.fr Dimanche 16 Janvier 2005
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