Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Un fonctionnaire préfectoral suspecté de viols et écroué


Un fonctionnaire préfectoral suspecté de viols et écroué
Hier, le silence était de rigueur à la préfecture tout comme à la sous-préfecture de Saint-Laurent. Quant à l'avocat du mis en cause, Me José Lobeau, il n'était pas joignable.

Christian Dorival, secrétaire général de la sous-préfecture de Saint-Laurent du Maroni et à ce titre numéro deux de cette administration, a été mis en examen pour viols mais aussi pour agressions sexuelles, harcèlement sexuel et corruption passive. Le fonctionnaire a été présenté au tribunal de Cayenne mardi. Il a été placé en détention provisoire le même jour. Son avocat a fait appel de cette décision mais pour l'heure il reste en prison.

Tout commence courant janvier quand une plainte est déposée. Une femme dénonce le fonctionnaire « qui l'a contrainte moralement à avoir des relations sexuelles contre un titre de séjour » , expliquait hier, dans un communiqué, le procureur Ivan Auriel. Le parquet saisit alors la section de recherches de la gendarmerie pour enquêter sur cette affaire on ne peut plus sensible. « L'enquête a permis de recueillir le témoignage de plusieurs jeunes femmes de nationalités étrangères qui relatent avoir dû céder aux avances du mis en examen pour obtenir la régularisation de leur situation administrative. »

UNE VICTIME MINEURE

Le début des faits remonterait à 2009. Au total, ce sont dix victimes qui ont été identifiées et entendues par les enquêteurs. Une de celles-ci était mineure au moment des faits. Elle avait alors 17 ans. Deux victimes auraient été violées, deux autres auraient été victimes d'agressions sexuelles. À chaque fois, le mis en cause aurait abusé « de sa fonction » . L'homme aurait enfin soumis six de ses collègues féminines et, de plus, ses subordonnées, à du harcèlement sexuel.

Dans ce dossier, la justice soupçonne le mis en examen d'avoir reçu de l'argent en échange de décisions administratives favorables aux corrupteurs. Par exemple des cartes de séjour. Tout au long de sa garde à vue mais aussi devant la juge d'instruction, Christian Dorival a nié les faits qui lui sont imputés. Le procureur précisait que « la peine encourue était de vingt ans de réclusion » .
10 Mars 2012 - écrit par Source France-Guyane © Sébastien ROSELÉ


              




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