Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Un programme des animations 2010 édité par la Mairie


La ville de Saint-Laurent du Maroni a présenté en grande première un livret répertoriant tous les événements culturels, artistiques, et sportifs qui seront menés tout au long de l'année 2010. Cette programmation a pour but de mettre en valeur toutes les initiatives des acteurs impliqués dans la vie de la commune...
22 Mai 2010 - écrit par


              

Commentaires

1.Posté par Pan dans les dents le 22/05/2010 20:04
OK avec Léon pour accompagner les jeunes de SLDM. La tâche n'est certainement pas aisée compte tenu de l'absence de culture du travail en Guyane (Dixit Jacques CHIRAC) et la faiblesse du bassin de l'emploi. Je ne porterai donc aucune critique acerbe sur cette initiative.
Saint-Laurent n'en demeure pas moins une poudrière et je ne suis pas certain qu'une simple plaquette sur papier glacé soit de nature à émousser les revendications qui ne manqueront pas de se manifester. Déjà, on l'impression que ce genre de mesure est comparable à l'obstruction d'une voie d'eau sur un bateau en train de sombrer. Le principal effet n'est que retardateur. Trop souvent, plus le papier des plaquettes est glacé et plus sa vocation est de camoufler des carences.

Il y aurait pourtant d'autres pistes à explorer ! J'avais émis il y a quelques années l'idée de la création d'une école forestière spécifiquement guyanaise. Une structure de ce type aurait été à même de recueillir les connaissances des anciens qui sont pour quelques années encore la mémoire de ce milieu naturel. Il est encore temps me semble-t-il de se lancer dans ce projet qui permettrait de valoriser ces populations, de les responsabiliser et de les maintenir au sein de leurs milieux naturels et socioéconomiques.
A qui fera-t-on croire que sur 90 000 Km² d'une forêt réputée riche, extrêmement diversifiée, détenant sans aucun doute de nombreuses molécules pouvant être utilisées au plan médical ? Il y a sans doute dans la pharmacopée traditionnelle créole, amérindienne ou bushinengué beaucoup d'aspects méritant d'être exploités. Ce serait là aussi un moyen de valoriser fortement ces populations.
Dotée d'une telle structure, la Guyane pourrait devenir un pôle scientifique reconnu.
Par la suite, et pour compenser la faiblesse des effectifs de l'ONF réduits à une représentation plus que symbolique, pourquoi ne pas nommer des sortes de rangers dans chaque village de Guyane ? Ces gens totalement intégrés à leur milieu, pourraient être les observateurs attentifs. Ils pourraient assister des missions scientifiques, des groupes d'écotouristes, etc.
Je me souviens quand je suis arrivé en Guyane en 1984, ne connaissant rien ou pas grand chose à cette forêt. Ce que j'en sais maintenant, ce sont M. GAZEL, MONTROSE, GUARD et SABAYO, ainsi que mes ouvriers forestiers qui me l'ont appris. C'est grâce à eux et à eux seuls, mais aussi parce que je m'y suis intéressé avec la passion qu'elle mérite que je sais reconnaitre plusieurs essences et me débrouiller en forêt. C'est en partie sur la base de ces connaissances que j'ai pu écrire et publier mon manuel du vrai broussard.
Il y aurait donc matière à création d'emplois si une véritable politique "verte" était mise en œuvre.
Je pense aussi aux élevages de gibier, susceptibles d'apporter des compléments de revenus, voire de réintroduire certaines espèces en forte diminution. Ceux-ci fixeraient des exploitants sur les communes, permettrait de développer des produits du terroir, sans doute de les exporter et donc de générer une valeur ajoutée. La faune guyanaise ne s'en porterait que mieux et l'image de marque de la région en serait renforcée.
Connaitre son environnement, c'est apprendre à l'aimer.
L'école des blancs s'acharne à déculturer, éloignant sans cesse les jeunes de leurs racines sans pour cela les rendre vraiment "crédibles" sur le marché de l'emploi. Alors, pourquoi donc ne pas mettre en valeur et exploiter tant qu'il en est encore temps le patrimoine mémoire de ces anciens qui nous quittent inexorablement ? Ces gens constituent encore une mine d'informations et ne demandent qu'à partager leurs acquis.
L'art Saramacca pourrait aussi être mis en valeur, exporté !
Certains fruits de la forêt (et je pense au mombin) pourraient être préparés et peut-être distillés. D'autres pourraient être transformés sous des formes diverses et commercialisés.
N'y a-t-il pas assez d'espace et de soleil en Guyane pour mettre en place une centrale de panneaux solaires ?
Il me semble qu'il y a plein de pistes à explorer, pouvant apporter emplois sérieux et revenus. L'argent reste le nerf de la guerre et quelques belles réussites seraient sans aucun doute plus exemplaires et motivantes que les subventions à fonds perdus et définitivement déresponsabilisantes. Quelques locomotives ne manqueraient pas de générer initiatives et vocations. Après quoi, il sera toujours temps de se trémousser et/ou se lancer dans la chanson...

En attendant, existe-t-il un autre pays avec autant de potentiel que la Guyane et si peu de réalisations ?





Les annonces

Vente (119)

Divers (17)

Immobilier (55)



Partager ce site
Suivez-nous