Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Une mère et ses huit enfants squattent un logement social (suite)


Une mère et ses huit enfants squattent un logement social (suite)
La Senog a fait réaliser des logements sociaux qui doivent être remis à la Siguy dès leur achèvement, rue Alfred à Saint-Laurent du Maroni. Mais en juillet dernier, les responsables de la Senog ont constaté que la porte d'un des logements avait été fracturée et qu'une mère de huit enfants - âgé de quelques mois à 13 ans - avait investi les lieux. Suite à cela, la Senog a saisi le juge des référés pour que soit ordonnée l'expulsion de cette femme et de ses enfants.

L'affaire a été évoquée vendredi en présence de l'intéressée. Me Murielle Prévôt, pour la Senog, a souligné que les travaux étaient en voie d'achèvement et qu'aucune attribution de logement n'avait été faite. « Cette femme reconnaît les faits. Elle savait ce qu'elle faisait, elle a fait l'achat de meubles neufs » , souligne l'avocate qui estime qu'il s'agit « d'une voie de fait » . Elle souligne que des personnes attendent ces logements sociaux et que la prévenue n'apporte pas la preuve qu'elle a fait les recherches nécessaires pour se loger dans le privé.

DEPUIS NEUF ANS SUR LISTE D'ATTENTE

Une mère et ses huit enfants squattent un logement social (suite)
Pour Me René Kerhousse, c'est la question du « droit au logement » qui est posée. « Elle logeait chez son beau-père qui l'a mise dehors alors que son dernier né n'avait qu'une semaine. Cela fait neuf ans qu'elle demande un logement social. D'année en année, on lui dit oui mais rien de concret. Et cette année, les services ont changé son numéro d'inscription et elle s'est retrouvée comme si elle venait de faire sa demande » , explique l'avocat. Il estime que des logements sociaux sont attribués à des personnes non nécessiteuses.

Me René Kerhousse souligne le désarroi de la mère de famille. « Ce qu'elle a fait, ce n'est pas par révolte mais c'est un appel au secours. De nationalité française, elle a multiplié les démarches pour se loger. Cette demande d'expulsion, c'est une descente aux enfers. Elle irait où ? La famille serait disloquée. »
Il estime également que le bailleur « souffle sur les braises » en poussant les attributaires de logements en attente à la chasser. « Ils ont tout cassé, sorti ses affaires sous la pluie, elle n'a plus rien! » , souligne l'avocat, avant de conclure : « Laissez-lui jusqu'à la fin de l'année! » La décision sera rendue dans dix jours, le 28 septembre.
19 Septembre 2012 - écrit par Source © France-Guyane D.ST-J


              





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