Saint-Laurent du Maroni

Une vie vouée au travail de l'or

Depuis 1985, Pierrot consacre sa vie à la fabrication d'objets en or dans sa bijouterie de Saint.Laurent Une activité qui doit faire face de plus en plus à la concurrence, mais qui continue à faire vivre sa famille.


Une vie vouée au travail de l'or
<!--html-->Après ses études dans la décoration, Pierrot est rentré en Guyane, son pays natal, pour pratiquer son métier. Mais ses multiples tentatives pour créer son entreprise ont toutes échoué. Pendant de nombreuses années, il a essayé de se mettre à son compte en tant que décorateur. En vain.<br>
<b>"Lorsque je suis rentré en Guyane, j'ai essayé d'ouvrir cette boite de décoration, mais je n'avais pas de salle. J'ai eu des propositions qui n'ont pas abouti et puis j'ai commencé à aider mon père dans sa bijouterie..."</b>, explique t-il. <br>
En 1985, il se lance entièrement dans l'or avec son père. Une activité qu'il connaît bien. Dès son plus jeune âge, il connaissait parfaitement l'odeur du chalumeau et du mercure. Se substituant à son père, il devient ainsi au bout de quelques mois le gérant de la bijouterie. La transformation de la pierre précieuse se faisait à l'époque en toute confiance. Mais aujourd'hui, la couleur de l'or change... et il faut se méfier sur le marché. <br>
<b>"Il y a une concurrence qui s'installe. L'or reste l'or mais tout ce qui brille n'est pas or. Il y a des vendeurs qui arrivent de partout, du Surinam et du fleuve. Mais l'essentiel est que j'arrive à faire vivre ma famille"</b>, confie t-il.

Une vie vouée au travail de l'or
<!--html-->Toujours à la même adresse, en face du cinéma le Toucan et près du marché, la famille de Pierrot vit grâce à cette petite bijouterie. Depuis toujours, un seul credo : les clients sont rois. "C'est un plaisir de recevoir les gens ici. J'essaie de répondre à leurs besoins en offrant un produit de qualité et surtout avec une garantie ", ajoute t--il. Par ailleurs, Pierrot dénonce le fait que les subventions ne sont pas toujours attribuées aux petits artisans. "C'est trop dur pour avoir une subvention, nous les artisans, on souffre énormément, on est forcé de faire tourner notre entreprise avec très peu de moyens. Et les démarches ne sont pas facilités pour nous ", explique t-il. Le travail de l'or nécessite une très grande vigilance. La nuit, Pierrot reste prudent et fait tout pour décourager les voleurs, afin que sa structure aurifère continue à vivre.
24 Novembre 2003 - écrit par Rédaction


              






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