Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Voeux du Sénateur-Maire Goerges PATIENT à la population guyanaise.


Voeux du Sénateur-Maire Goerges PATIENT à la population guyanaise.
Aujourd’hui s’achève une année 2011 perturbée qui laisse notre modèle de société vacillant. La crise économique ne nous a pas épargnés et ces effets commencent à peine à se faire sentir, j’en veux pour preuve les derniers chiffres du chômage toujours plus mauvais et dont les perspectives ne laissent rien augurer de bon. Certains ne voient dans cette crise qu’un juste retour de bâton, résultat d’années et d’années de laxisme budgétaire de nos gouvernants alors que d’autres préfèrent souligner la responsabilité d’un milieu financier toujours plus avide apôtre d’un capitalisme débridé, aux agissements aussi imprévisibles qu’irrationnels.
Le risque le plus grand qui ressort de cette période n’est pas l’effondrement de l’Euro qui menace car les gouvernements concernés, conscients de la catastrophe que cela serait, feront tout pour l’éviter mais bien plus que cela, c’est la perte de confiance des peuples en la construction européenne et l’absence d’envie d’avancer ensemble, de faire les sacrifices nécessaires.

Nous devons regarder le chemin parcouru ensemble et nous féliciter de ce qu’il nous a permis d’accomplir. Tout d’abord, une prospérité jamais connue auparavant alors que nos pays sortaient dévastés par le cataclysme de la seconde guerre mondiale et surtout une période de paix unique et ce malgré les crises économiques et politiques. Il nous faut préserver cela et trouver la force de continuer à avancer sur ce chemin en faisant preuve de solidarité, en soutenant les plus faibles s’il le faut.

Heureusement le pire n’est jamais certain. Il suffit de voir le formidable mouvement populaire dans le monde arabe. Ce soulèvement de la population réclamant sa part de liberté, le droit de s’exprimer sans peur et le refus de céder devant l’intimidation, la menace et même le meurtre. L’aspiration légitime des peuples à la démocratie s’accompagne malheureusement trop souvent du sacrifice de vies innocentes. Comment ne pas se réjouir devant un tel bouleversement et surtout quel exemple pour nous autres. Comment rester insensible devant une telle volonté populaire. J’aimerai y voir un lointain écho au « Yes, we can » de Barack Obama, signe que la force de la volonté partagée par tous permet tous les possibles, permet d’abattre tous les obstacles.

Pour nous qui entrons dans une année électorale cruciale pour l’avenir de la France et de la Guyane, notre mobilisation sera le terreau rendant les changements nécessaires enfin possibles. Déjà l’alternance au Sénat a montré qu’une autre politique est possible. Elle m’a d’ailleurs permis d’obtenir quelques avancées au profit de la Guyane. Maintenant, le changement doit se concrétiser en 2012 par l’alternance aux prochaines élections.

Comme j’aime à le rappeler et comme le disait Edouard Glissant : « Agis dans ton lieu et pense avec le monde. » La Guyane, tout comme la France, est engagée vers cet avenir commun avec les autres pays d’Europe. Mais nous ne devons pas oublier les particularités de la Guyane. Nos voisins ne sont pas les mêmes et nos contraintes parfois différentes. En cela aussi 2012 sera une année importante. A nous de faire entendre ces différences et d’obtenir les adaptations nécessaires. Grâce à vous je peux œuvrer au Sénat au travers de la commission des finances et en tant que vice-président de la commission des affaires européennes. C’est avec ces objectifs que je continuerai à me battre en 2012 au sein du Sénat et de ses commissions.

Je vous souhaite pour 2012 d’avoir « la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer au lieu de suivre ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent. » (Aimé Césaire in Lettre à Maurice Thorez).

Bonne année.

G. PATIENT
6 Janvier 2012 - écrit par M.F.


              




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