Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Festival des Transamazoniennes en transe.

Le Camp de la transportation a vibré vendredi soir au rythme du son de Beenie Man. Le jamaïcain de Kingston a offert un grand moment, inoubliable même, disent certains. Avant son arrivée sur scène, tout au long de la soirée, nos artistes locaux avaient déja bien comblé un public venu très nombreux pour profiter au maximum d'une longue nuit de bonheur musical.


Le public enchanté par la prestation<br>de Beenie Man
Le public enchanté par la prestation
de Beenie Man
Alors qu'en fin d'après midi, la pluie avait laissé craindre que la soirée serait glaciale, l'affluence de plusieurs milliers de personnes à l'immanquable évènement bisannuel de l'Ouest guyanais qu'est le Festival des musiques transamazoniennes, à vite rassuré les plus pessimistes. Vendredi soir au Camp de la transportation, le reggae et le dancehall, pour ne citer qu'eux, ont fait danser et vibrer la foule, où se cotoyaient les fanatiques de reggae et ceux juste venus pour s'éclater et passer un bon moment. Tous embarqués pour le même voyage dans l'univers musical des musiques reggae et internationales, ils ont vogué sur les rythmes distillés par nos talents de l'Ouest et du reste du pays, Squall, Jeff Nolly, les Wailing Roots qui faisaient leur grand retour, Jah Youth et Energy Crew, jusqu'à environ deux heures du matin, moment de l'arrivée sur scène du Jamaïcain Beenie Man. A travers tous ses titres, les anciens devenus des classiques, et les plus récents, ses « vibrations» ont envahi le public, déjà en extase, jusqu'au petit matin. Les plus courageux ont continué le voyage du côté de la scène de la Roche Bleue où se tenait un Sound System.
Les images que nous vous préparons vous ferons revivre tous ces moments de bonheur musical.

Beenie Man
Beenie Man
Biographie de l'artiste Beenie Man
Beenie Man est né en 1973. Anthony Moses Davis, puisque c’est ainsi qu’il se prénomme, passe son enfance dans le ghetto de Waterhouse, un des plus chaud de Kingston. Son oncle batteur de Jimmy Cliff lui fait découvrir Bob Marley, Peter Tosch ou encore Black Uhuru et le fait débuter dans la musique à l’âge de cinq ans. A huit ans il gagne un radio crochet qui lui permet de participer à de nombreux sound-systems et devenir la coqueluche des sélecteurs. Malgré tout il faudra attendre le début des 90’s pour voir l’artiste mash up les dancefloors. Il travaillera avec les plus grands tel Bobby Digital, Patrick Roberts ou encore King Tubby. C’est avec le titre « Wicked Man » qu’il fait son entrée chez les deejays les plus appréciés en Jamaïque. Sa rivalité légendaire avec Bounty Killer date de cette période. Le Sting 1993 verra les deux artistes s’affronter et le Warlord gagner le clash. Cela ne stoppera en rien la carrière de Beenie man qui part en tournée après avoir été élu DJ de l’année 1994. Il part en tournée avec Shabba ranks et tout le Shocking Vibes crew. Il pose ensuite avec des artistes comme Barrington Levy, n’hésite pas à chanter sur un titre Jungle et reprend deux morceaux de Bob Marley (dont un en combinaison avec Luciano) qui assoiront encore plus sa popularité. Il signera un pacte de paix avec Bounty Killer à la fin des 90’s et se consacrera à sa carrière internationale. En 1998 il est nommé au Grammy Awards avec son album Many Moods Of Moses. Il le gagnera avec son album Art and life. Son dernier album « Tropical Storm » le verra même faire un duo avec Janet Jakson. Seules ombres au tableau : l’album n’a pas le succès escompté et sa popularité a chuté dans son pays natal. Quelques singles devraient marquer son grand retour en 2004.

Biographie par Underskore

Foule, foule, foule...
Foule, foule, foule...

LES TETES D’AFFICHE

TRIBO DE JAH
Tribo de Jah est le groupe fondateur du reggae brésilien, et sans doute aussi le plus connu dans le monde. Le groupe a été formé il y a une quinzaine d’années par cinq élèves non-voyants d’une institution pour aveugles, rejoints bientôt par un chanteur d’origine libanaise, Faouzi Beydou. Très vite Tribo de Jah s’impose au public brésilien, atteignant des ventes de plus de 60 000 exemplaires pour chacun de ses six Cds. Leur force : un reggae roots, puissant, des textes touchants et originaux, et pour les porter la voix rauque, douloureuse, débordant d’émotion de Faouzi… Du très grand reggae.

BEENIE MAN
A 31 ans, Beenie Man est un vétéran de la scène de Jamaïque : il a tenu son premier micro dès l’âge de sept ans, gagné à huit son premier concours de DJs, et fait à dix son premier album. Depuis, une ribambelle de tubes, en solo ou avec d’autres artistes, l’ont maintenu au sommet des hit-parades jamaïcains, et propulsé au top de l’industrie américaine (deux nominations aux Grammys). Artiste posé et respectueux, il s’est converti en 1994 à la foi rasta. Ses chansons s’efforcent de faire réfléchir les jeunes et d’enrayer la violence et le gangstérisme qui ont coûté la vie à au moins deux de ses proches : Junjo Lawes, son premier producteur, et Pan Head, un ami DJ.

DIRTY JIM’S
La Havane avait son Buena Vista Social Club, Port of Spain son « Dirty Jim’s », un club mythique de l’après-guerre. L’an dernier, des promoteurs ont décidé de réunir quelques grands calypsoniens de Trinidad et de réaliser avec eux un projet semblable à celui des Cubains. C’est ce « Dirty Jim’s Club » que nous verrons Samedi 27 aux Transamazoniennes, avec rien moins que le grand Mighty Sparrow, l’ineffable Calypso Rose, Mighty Terror, Mighty Bomber, Lord Relator et Lord Superior… le tout accompagné par un groupe de pointures, l’orchestre de Syl Dopson : le top du top en matière de Calypso !

CHRIS COMBETTE

Dix ans de scène, trois albums, et des tas de prix : Chris Combette est un musicien apprécié par les mélomanes (prix SACEM, finaliste RFI, prix groove pour le clip de Salambô…) Pourtant son succès aux USA et au Canada cette année l’a pris par surprise. Sans doute est-ce le fait qu’il ait joué en solo, avec juste son percussionniste, l’excellent Ti-Jo : leur performance a fait vibrer le Lincoln Center à New York et toutes les salles où ils sont passés. Aussi les TransAmazoniennes lui ont-ils demandé de venir cette année dans cette formation réduite… Ils emmènent malgré tout Eric Bonheur, le super guitariste, question de faire découvrir son talent au public de St Laurent.

LES WAILING ROOTS
Ils sont les pères du reggae aloukou, et en même temps l’un des fondateurs du reggae de Cayenne : ils étaient du premier grand concert en 1984, au Mogador, comme ils furent du festival d’Angoulême en 92 pour faire découvrir le reggae guyanais à l’Hexagone. Aujourd’hui éparpillés des deux côtés de l’Océan, ils n’ont guère l’occasion de se produire. Les TransAmazoniennes leur offrent l’occasion de se retrouver, question de voir s’ils ont toujours le beau son roots, militant, qui nous les avait fait aimer il y a vingt ans…

ENergy CREW
On ne présente plus Energy Crew, leaders de la scène reggae de l’Ouest Guyanais. Daddy Happy, Ramone, Buju et Genèse ont développé un style bien à eux, qui leur permet de revendiquer leur identité guyanaise sur les scènes du monde. Mélange de brutalité et de douceur, de bienveillance et de rudesse, ils propulsent un show étincelant sur une section rythmique hyper efficace – trois gars seulement, mais un paquet de chevaux ! C’est ça le style Energy Crew : ça secoue, mais c’est bon !

BIGI TING
Au début des années 90, Bigi Ting a révolutionné l’aléké, le style de percussions et de chant le plus répandu sur le Maroni. Originaire, comme beaucoup de groupes d’aléké, de l’île de Sikisani, au-dessus de Gran Santi, Bigi Ting était composé au départ de jeunes cultivateurs et orpailleurs. Au cours des ans la plupart sont venus s’installer à St Laurent, où ils sont les idoles de la jeune génération aléké. Leurs tambours enfiévrés, la sonorité unique de leur chant, font d’eux les leaders de la scène.

FONDERING et Koloni
Héritiers directs de Bigi Ting, et comme eux originaires de la région de Sikisani, Fondering a un atout unique : son extraordinaire chanteur Koloni, la voix d’or de l’aléké. Depuis six ans, pour des raisons obscures, Koloni avait disparu de la scène. Il revient pour les TransAmazoniennes, où il se produira en compagnie de deux formations : son vieux groupe Fondering, et les musiciens d’Energy Crew, avec lesquels il interprètera son répertoire reggae – il a sorti l’année dernière un beau Cd reggae, devenu immédiatement un classique sur les scènes reggae du Surinam et de Guyane.
27 Novembre 2004 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par jean-yves le 01/01/2005 21:40
g trop aimé cette soirée.
elle était vraiment faya surtout avec Beenie man.
j'èspère qu'il reviendra.




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