Saint-Laurent du Maroni

L'infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde résulte d’une diminution brutale de l’oxygénation du muscle cardiaque. Il survient essentiellement lorsque les artères du cœur sont bouchées ou en mauvais état, chez les fumeurs, les obèses, les hypertendus et les diabétiques. Quand il apparaît, souvent sous la forme d’une douleur intense dans le thorax, le traitement doit être administré sans délai, car il conditionne souvent le pronostic et le risque vital. Une fois l’orage passé, une hygiène de vie stricte est nécessaire afin d’éviter les récidives.


Quelles sont les causes ?

L'infarctus du myocarde
Le cœur est un muscle formé de quatre cavités, qui assure un travail de pompe afin de faire circuler le sang à travers l’organisme. Comme tous les organes, il possède ses propres artères qui assurent sa consommation en oxygène (et compte tenu de son activité intense et permanente, ses besoins en oxygène sont très importants !).

Ces artères, au nombre de trois, sont appelées « coronaires », car elles entourent le cœur de leurs branches, comme une couronne. Comme toutes les artères, elles peuvent être le siège de lésions d’athérome (épaississement et dégénérescence de la paroi artérielle), et se boucher (occlusion) lorsqu’un caillot sanguin se forme. Parfois, elles ne sont pas bouchées par un caillot, mais par un spasme.

En fonction de la zone où l’artère est bloquée (sur un tronc principal ou sur une branche secondaire), une partie plus ou moins importante de muscle manque d’oxygène. Si ce déficit est prolongé, la région de muscle non irriguée meurt, c’est ce qu’on appelle une nécrose. En conséquences, cette zone musculaire fonctionne mal et en cas de lésions étendues, une défaillance globale du cœur peut survenir. Une nécrose peut également toucher un centre de contrôle du rythme cardiaque, ce qui provoque un « emballement » du cœur, qui ne fonctionne alors plus correctement. C’est ce qu’on appelle un trouble du rythme cardiaque, pouvant finir par un arrêt cardiaque. D’un point de vue plus général, les facteurs de risque d’occlusion d’une artère coronaire sont le tabac, l’hypertension artérielle, l’excès de lipides dans le sang, l’obésité, le diabète, le stress et l’hypothyroïdie.

Quand consulter ?

L'infarctus du myocarde
L’infarctus du myocarde apparaît le plus souvent chez des personnes souffrant déjà d’angine de poitrine. L’angine de poitrine, ou « angor », est le signe d’une insuffisance coronarienne, c’est-à-dire d’une baisse de débit dans une artère coronaire, sans que celle-ci soit totalement bouchée. Le débit est diminué car le calibre de l’artère est rétréci par l’athérome.

On comprend bien qu’il ne manque plus grand chose pour qu’un caillot se forme et provoque un infarctus. L’angine de poitrine se manifeste par des douleurs constrictives (qui « serrent ») dans la poitrine, mais qui sont réversibles avec la prise de trinitrine. L’infarctus s’annonce par ce même type de douleur, mais brutal et intense, ne cédant pas sous trinitrine. De plus, cette douleur peut se propager à la mâchoire, au bras gauche ou dans le ventre. Ainsi, des douleurs d’angine de poitrine plus fréquentes ou plus prolongées (au-delà de 30 minutes) sont peut-être le signe d’un infarctus imminent. Si c’est le cas, il faut bien évidemment consulter en urgence « sans aucun délai », afin que le traitement puisse être le plus efficace possible.

Il est également important de prendre en compte les signes associés, comme un essoufflement, des nausées, des sueurs ou un hoquet. La douleur de l’infarctus du myocarde peut parfois être confondue avec une embolie pulmonaire, une pleurésie, un pneumothorax, une dissection de l’aorte ou un problème abdominal aigu, mais il est bien difficile de faire la différence soi-même.

Dans tous les cas, il vaut mieux consulter en urgence, surtout si on souffre déjà d’angine de poitrine ou que l’on est un homme de quarante ans ou plus.

Que se passe-t-il lors de l’examen ?

L’examen de base est l’électrocardiogramme. Il s’agit d’un enregistrement de l’activité électrique du cœur, à l’aide de petites électrodes disposées sur le thorax et aux extrémités des membres. Cet examen est rapide et complètement indolore. Il permet de savoir s’il y a infarctus et où il se situe dans le cœur.

Une prise de sang recherchant des enzymes libérés par le tissu cardiaque nécrosé, confirme le diagnostic. Les principaux enzymes sont la troponine, les CPK et la LDH. L’échographie du cœur, également indolore, évalue ensuite le retentissement de l’infarctus sur l’activité cardiaque et établie le bilan des lésions occasionnées.

Quel est le traitement ?

L'infarctus du myocarde
En phase aiguë, le principe de base de la prise en charge repose sur la rapidité d’action. Plus le délai est bref, plus le traitement sera efficace. Un transfert d’urgence par SAMU vers un hôpital est idéal. Quand le diagnostic d’infarctus est établi, on administre des dérivés nitrés qui provoquent une dilatation des artères de l’organisme, dont les artères coronaires, ce qui permet d’en améliorer le débit. Pour la même raison, si la tension artérielle est trop basse au départ, les dérivés nitrés, qui dilatent les artères, risquent de trop la faire baisser et deviennent dangereux. Des calmants sont alors prescrits, souvent des dérivés de la morphine car la douleur est très intense, ainsi que de l’oxygène.

En cas d’arrêt cardiaque, le massage cardiaque et le bouche à bouche s’imposent, avant même l’arrivée du SAMU. Durant le transport vers l’hôpital, un traitement intra-veineux est administré afin de dissoudre le caillot formé dans l’artère coronaire.

Une fois à l’hôpital, le débit dans l’artère coronaire bouchée peut être rétabli à l’aide d’une angioplastie, qui consiste en une dilatation interne de l’artère par un petit ballon monté dans l’artère sous contrôle radiologique, et que l’on gonfle une fois en place. Les traitements contre la douleur et l’oxygène sont maintenus, ainsi que les traitements pour fluidifier le sang, comme l’héparine ou l’aspirine.
Des bêtabloquants sont également prescrits car ils diminuent la consommation du cœur en oxygène.

Dans un deuxième temps, il faut envisager la réadaptation à l’effort, qui se fait très progressivement, à domicile ou en centre spécialisé.

Au long terme, des médicaments sont prescrits pour diminuer la fatigue du cœur. Il en existe plusieurs dont les mécanismes d’action sont différents. Des fluidifiants comme l’aspirine sont également indiqués. L’aspirine empêche l’agrégation des plaquettes sanguines, diminuant le risque de faire un caillot.

Conseils pratiques

L’infarctus du myocarde ne survient pas sur n’importe quel terrain. Il peut être évité si l’on diminue les facteurs de risque : arrêt du tabac, lutte contre l’obésité, traitement de l’hypercholestérolémie, du diabète et de l’hypertension artérielle, diminution du stress, lutte contre la sédentarité.

Après un infarctus, ces conseils sont bien évidemment à poursuivre, ainsi que de nouvelles recommandations telles : éviter les séjours prolongés en haute altitude (plus de 1500 m), éviter les environnements froids comme une baignade dans une eau à moins de 20 degrés, éviter les efforts brusques et la compétition, éviter de faire un effort juste après manger, avoir une activité physique régulière, modérée et progressive dans l’intensité (cyclisme, natation en évitant l’eau froide, marche, pêche, yoga, gymnastique douce).

La conduite automobile peut être reprise progressivement, les voyages en avion ne posent pas de problème, mais un avis et des conseils sur les traitements à emporter doivent être demandés au cardiologue auparavant.

L’activité professionnelle peut être reprise d’autant plus rapidement que le travail est sédentaire. Un reclassement professionnel est parfois nécessaire pour les travaux pénibles.
25 Octobre 2004 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par lemaire le 03/02/2005 12:17
voir
http://santeguerir.fr/contenu.php?id_guerir=854

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2.Posté par Sofia le 27/05/2008 14:06
Bonjour . Pouvais vous me dire comment diminuer le risque d'infarctus ? C'est pour un travail de SVT . Merci de répondre assez rapidement . Au revoir .

3.Posté par Tite_moi le 05/10/2009 15:00
Je voudrais un conseil mon oncle a 50 ans et a l'artére du coeur qui est bouchée il boi fume est obése et si ne diminu pa de boire et de fumée et de manger le medecin ne lui donne pa 6mois il doi perdre 20 kg en 6mois mais il ne veu pa suivre de traitement pensez vous qui peu en mourire ??
repondez moi au plus vite svp ..

4.Posté par pascal le 27/02/2010 20:26
bonjour

j'ai fait un infartctus il y a un an et j'ai un stent ma question reste la suivante je suis un amoureux de la peche a la truite en montagne et je voudrais savoir ci je peux partir sur briançon pour l'ouverture cela ce trouve a moins de 1500metres

merci de votre reponse

5.Posté par gravez le 24/11/2012 04:41
Bonjour
Moi j ai fait un infactus il y a 15 mois je ne bois pas ne fume pas pas de diabete
61 ans et le docteur ma conseillé de perdre 30 kg sur 3 ans et j'ai perdu 30 kg sur un an en changeant ma methode d'alimentation




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