Saint-Laurent du Maroni

La Préfecture s'explique sur la taxe additionnelle sur les prix à la pompe à partir de janvier 2009


La Préfecture s'explique sur la taxe additionnelle sur les prix à la pompe à partir de janvier 2009
Mercredi 12 novembre 2008, le préfet J.P. LAFLAQUIERE a reçu en préfecture les représentants de l'Association des consommateurs en colère (ACC) qui demandaient un éclairage sur l'évolution du prix des carburants.

La préfecture souhaite apporter les compléments d'information suivants au compte rendu de cet entretien, tel qu'il apparaît dans l'édition du quotidien France – Guyane du 13 novembre.


Contrairement à ce qui est indiqué dans ce compte rendu, le préfet n'a pas annoncé de hausse des prix du carburant de 4 à 8 centimes à compter du 1er janvier 2009 mais a simplement fait état de la mise en application à cette date de la taxe additionnelle prévue par la loi de finances rectificative du 25 décembre 2007. Toutefois, l'entrée en vigueur de cette taxe, d'un montant compris entre 4 et 8 centimes, ne devrait avoir aucun impact sur le prix du carburant à la pompe dès lors qu'elle devrait être compensée par la baisse du prix du baril de pétrole constatée sur les marchés mondiaux depuis quelques mois.

Il convient en effet de rappeler qu'à la suite d'une décision de justice, la Guyane a été contrainte de s'approvisionner en carburants aux normes européennes, qui sont beaucoup plus strictes en matière de rejet de particules dans l'environnement. Cette mise aux normes, intervenue en février 2007, a entraîné une augmentation significative (de l'ordre de 25 %) des coûts d'approvisionnement. Afin d'éviter une hausse brutale des prix du carburant qui aurait pénalisé les consommateurs et les entreprises de Guyane, l'Etat a mis en place un dispositif transitoire destiné à amortir cette augmentation des coûts d'approvisionnement par l'intermédiaire d'un prêt de l'Agence française de développement (AFD).

La loi de finances rectificative du 25 décembre 2007 a prévu que le remboursement de ce prêt intervienne au moyen d'une taxe additionnelle sur les prix du carburant applicable à compter du 1er janvier 2009.

La mise en place de cette taxe restera neutre pour le consommateur. Elle sera compensée par la baisse du prix du baril de pétrole brut intervenue sur les marchés mondiaux depuis plusieurs mois mais qui ne sera répercutée que prochainement sur les prix à la pompe.

En effet, le carburant vendu à la pompe en Guyane est un produit raffiné, issu d'un produit brut acheté par la SARA sur le marché mondial 3 ou 4 mois auparavant ce qui explique que la répercussion de la baisse du prix du baril de pétrole brut sur les prix du carburant vendu en Guyane intervienne avec un décalage de 2 à 3 mois.

Désormais, après avoir conduit un effort pour lisser la hausse des prix des carburants sur une période de près de deux ans, le nouvel objectif, après le 1er janvier 2009, est de traduire toute baisse du prix du pétrole brut dans les prix payés à la pompe.
17 Novembre 2008 - écrit par Préfecture de la Guyane


              

Commentaires

1.Posté par columbo le 18/11/2008 08:09
Outre les spéculations exercées sur le prix du baril du brut, l'essence représente avant tout en France un impôt indirect important.
Les collectivités et l'Etat récupèrent ainsi une partie de cet impôt (un % qui augmente quand le prix de l'essence augmente).
Vu l'importance de cet impôt et les conséquences financières liées, les seules volontés politiques vont dans le sens du maintien de ce système basé sur une essence qui ne fait qu'augmenter petit à petit pour que le consommateur ne se révolte pas trop et continue à passer à la caisse.

Belle initiative tout de même pour cette association qui dénonce les abus, mais alors que la voiture électrique est devenue fiable, et que l'on parle d'environnement à tout bout de champs, l'essence et le pétrole ont encore (malheureusement) de très beau jour devant eux.

2.Posté par JD junior le 23/11/2008 06:27
OK avec Columbo.
Le cours du baril a été divisé par 3, par contre, à la pompe, ça continue à pomper !
Ces temps-ci au Québec, l'essence est à 46 centimes d'euro après être montée à 90 centimes l'été dernier lorsque le cours du brut était au-dessus des 150 $.
Ceci étant, il convient de se préparer dés à présent à l'après-pétrole, énergie fossile non renouvelable et en passe d'être rapidement épuisée.
Quitte à faire hurler de rire, même à deux ou trois euros le litre, l'essence restera extraordinairement bon marché.
En effet, avec un litre d'essence (deux euros) il est possible de transporter 5 ou 6 personnes sur une vingtaine de kilomètres. Demandez donc à un muletier de transporter ces personnes sur la même distance et pour la même somme : Il vous rira au nez !
Avec l'or noir la civilisation a mangé son pain blanc. Progrès techniques considérables en peu de temps, transports faciles, etc. Mais aussi pollutions dramatiques, guerres passées et à venir.
Il faut absolument trouver une ou des énergies de substitutions !




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