Saint-Laurent du Maroni

La crise de goutte, une fois n’est pas coutume

Dans les pays occidentaux, 1% de la population est touché avec une forte prédominance masculine (7 à 9 hommes pour une femme). La goutte est due à un excès d’acide urique dont la précipitation en microcristaux dans une articulation provoque une inflammation aiguë. Au-delà de la prise en charge de la crise, l’instauration d’un traitement de fond, qui le cas échéant prend la forme de mesures diététiques, est indispensable pour prévenir les récidives.


La crise de goutte, une fois n’est pas coutume
La goutte peut être due à certaines maladies, hématologiques en particulier, ou à la prise de médicaments*, mais elle est le plus souvent liée à une obésité ou à des excès alimentaires. Il existe aussi une prédisposition génétique à fabriquer trop d’acide urique. La crise aiguë survient dans la majorité des cas de façon brutale, en quelques heures, la nuit, chez un homme d’une quarantaine d’années. La douleur très intense, provoquant parfois des insomnies, est le plus souvent localisée à la base du gros orteil, mais peut aussi toucher une autre articulation (tarse, cheville genou, doigt…). Des signes inflammatoires locaux sont visibles (peau chaude, luisante, rouge pivoine, tuméfaction œdème) et souvent accompagnés d’une fièvre. La guérison, sans séquelle, est spontanée en 8 à 10 jours après plusieurs attaques nocturnes.

Cependant, la répétition des crises sur plusieurs années (60% des patients présentent un nouvel épisode au cours de l’année suivant la première crise de goutte) peut, en l’absence de traitement de fond, devenir chronique et finir par déformer les articulations. L’accumulation d’urate de sodium sous la peau fait apparaître des tuméfactions (tophus goutteux) au niveau du pavillon de l’oreille, du coude, des pieds et des mains. En outre, la surproduction d’acide urique peut mener à la formation de calculs rénaux, à l’origine de coliques néphrétiques, et à l’extrême, à une insuffisance rénale.

L’aspect clinique typique facilite le diagnostic, tandis que certains facteurs déclenchant peuvent être identifiés :
• absorption importante d’alcool,
• chirurgie,
• maladie infectieuse,
• traumatisme physique ou psychique,
• ingestion excessive de purines**,
• exercice physique,
• perte de poids rapide,
• jeûne,
• certains médicaments*.

En cas de doute, on réalise un dosage de l’acide urique dans le sang ou une ponction articulaire puis une analyse du liquide synovial afin de vérifier la présence de microcristaux d’urate de sodium. L’important est d’écarter une arthrite septique. Parallèlement, d’autres affections peuvent simuler une goutte : chondrocalcinose articulaire, rhumatisme à hydroxyapatite, arthrose, traumatisme, artérite séronégative (psoriasis, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter), atteinte locale (érésipèle, hydrodermite, bursite…). L’efficacité de la colchicine constitue aussi un bon test diagnostic.

Traitement de la crise

La colchicine est le plus ancien des traitements de la goutte. Elle possède un effet anti-inflammatoire rapide qui soulage les symptômes. Mais ce traitement doit débuter le plus tôt possible et être poursuivi jusqu’à la disparition complète des symptômes. Des anti-inflammatoires sont également employés.

Traitement de fond

Un traitement de fond est indispensable afin de prévenir les récidives et les complications articulaires et rénales. Celui-ci dépend de l’origine de la maladie. En cas de défaut d’élimination de l’acide urique, un uricosurique est prescrit (benzbromarone) ; en cas de prédisposition génétique à fabriquer un excès d’acide urique, on recourt à l’allopurinol ; si le niveau trop élevé d’acide urique est dû à des excès alimentaires ou à une consommation trop importante d’alcool, on institue un régime (hypocalorique, diminution de la consommation d’aliments et de boissons riches en purine**) ou un arrêt de la prise d’alcool.

A savoir

La mise en place d’un traitement de fond expose à un risque de crise aiguë, principalement en raison de la dispersion des dépôts d’urate de sodium, provoquée par la réduction de l’acide urique. Il est donc recommandé de débuter le traitement à distance d’une attaque aiguë, à faible dose (surtout chez le sujet âgé ou ayant une insuffisance rénale) et en association avec de la colchicine à faible dose en guise de traitement préventif. Ce traitement préventif doit être institué en même temps que le traitement de fond, suffisamment longtemps (3 à 6 mois) et jusqu’à la disparition des tophus en cas de goutte chronique. La posologie, habituellement de 1mg/jour, permet de raréfier les effets secondaires digestifs (diarrhées, nausées et vomissements).

Quelques règles de base à respecter

• Hydratation abondante et alcalinisée.
• Pas d’alcool.
• Repos articulaire.
• Application locale de glace.

* Médicaments prédisposant : diurétique thiazidique ou de l’anse, acide nicotinique, éthambutol, pyrazinamide, ciclosporine, aspirine à faible dose, cytotoxiques.

** Aliments riches en purine : abats,


Source :http://www.e-sante.fr
La_Goutte.doc La Goutte.doc  (26 Ko)
12 Juin 2004 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par labandibar le 20/01/2008 20:47
Bonjour;
j'ai 31 ans, je suis une femme, je suis à 54 kilos pour 1m57, je ne connais personne dans ma famille qui aurait fait une crise de goutte. Il y a huit jours, une douleur sous le pied droit dans la région du pouce (un point trés douloureux sur une zone d'apppui de mon pied, juste avant mon pouce). Puis le lendemain matin, cette douleur s'est transformée en lancements, dans cette même région et dans tout le pouce. La douleur était trés importante lorsque je m'appuyais sur cette région notament pour marcher. Je présentais 38 de fièvre. La douleur était soulagée par la prise d'anti inflammatoire. Cette région de mon pied n'était que très légèrement gonfflée et un peu rouge.
Il y a 8 ans de cela j'ai développée une pyèlo néphite bilatérale traitée par antibiotiques sur une année.
Je souhaiterais savoir si vous confirmée le diagnostique (trés rapide) de mon medecin de la crise de goutte et si mes antécédants pourraient en être les responsables. En effet cela m'interroge sur une éventuelle agravation de la fonctionnalité de mes reins.
En vous remerçiant d'avance de vous pencher quelques minutes sur mon cas, veuillez agréer madama, monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

2.Posté par baillot le 19/12/2008 11:19
depuis 4 mois j en suis a 16 crise de goutte et je ne supporte plus la colchicine que faire je ne bois pas d alcool pas de gibier pas d abats et cel continue

3.Posté par anonymous le 30/08/2009 16:28
a labandibar :
n'importe qui sur Internet peur donner une réponse fausse voire dangereuse, par bétise, par jeu ou mure méchanceté. Les questions de ce type doivent être posées à un médecin. Il est aussi possible de consulter les documents sur Internet sur les sites "sérieux".

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