Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Léon Bertrand veut retrouver ses « mandats publics »

Source de France-Guyane du 5 mai 2010


Léon Bertrand veut retrouver ses « mandats publics »
Le 12 mars, ils sont sortis libres du centre pénitentiaire de Ducos mais avec un contrôle judiciaire très strict. Léon Bertrand et les trois principaux mis en cause dans cette affaire de marchés publics suspects avaient fait appel. Ils dénoncent le paiement imposé d'une caution de 100 000 euros qu'ils devaient verser avant le 15 avril. À ce jour, aucun d'eux n'a rempli cette exigence du juge, qui aurait pu révoquer leur contrôle judiciaire. Et donc les renvoyer en prison.

Hier, contrairement aux trois autres mis en cause, les avocats de Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent, n'ont pas plaidé sur ce point. Le concernant, cette requête sera jugée lors d'une prochaine audience, puisqu'il a fait appel du cautionnement.
« Ce que nous contestons aujourd'hui, c'est le refus du juge d'instruction d'autoriser Léon Bertrand à exercer ses mandats de président de la Communauté de communes de l'ouest guyanais (CCOG) et de la Société d'économie mixte de l'ouest guyanais (Sénog), indique le bâtonnier Patrick Lingibé. Pour nous et contre l'avis du ministère public, il s'agit de mandats publics donnés par un corps électoral, aussi restreint soit-il. » Ses avocats ont demandé qu'il puisse en reprendre la tête, tout comme il a retrouvé son siège de maire. Décision le 18 mai. « Somme exorbitante »

Pour les trois autres mis en cause, c'est bien le montant de la caution qui pose problème. Pendant près de trois quarts d'heure, dans le huis clos de la chambre de l'instruction, Philippe Edmond-Mariette, avocat de Guy Le Navennec, ex-directeur de la Senog, s'en est expliqué. « Mon client a 65 ans et on lui interdit de travailler. Il n'a pas de liquidités et ne pourra pas faire d'emprunt. Ses trois biens immobiliers, deux à Cayenne et un à Paris où ses enfants font leurs études, font l'objet d'encours bancaires qui vont jusqu'en 2015. Le juge a fixé 100 000 euros sans respecter l'esprit du texte. On a évidemment demandé de baisser ce montant » , indique-t-il. Me Sainte-Luce a suivi la même voie pour Augustin To-Sah-Be-Nza, ex-directeur de la CCOG.

À la défense de Richard Cheung-A-Long, Mes Smith-Robo, Robeiri et Jean-Joseph trouvent cette somme « exorbitante » . « La caution qui a été demandée n'a pas tenu compte du fait que notre client a un patrimoine important mais aussi des charges importantes. Si la caution devait néanmoins être maintenue, nous avons demandé de la substituer pour partie par une garantie hypothécaire » , précise Me Jean-Joseph.

Le parquet général s'y oppose. La cour doit rendre son verdict le 18 mai. Si elle ne fait pas suite aux demandes des mis en cause, il leur restera la possibilité de se pourvoir en cassation.
À ce stade de l'instruction, les différents protagonistes de ce dossier sont toujours diversement poursuivis pour « prise illégale d'intérêt, favoritisme, corruption passive et active ainsi que faux et usage de faux » dans le cadre d'une information judiciaire ouverte « contre X » , le 5 juin à Fort-de-France. La justice continue à suspecter l'existence de marchés publics frauduleux passés pour le compte de la mairie de Saint-Laurent, de la CCOG et de la Sénog. L'enquête sur le fond de l'affaire se poursuit.
5 Mai 2010 - écrit par Source : © France-Guyane - R.L


              



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