Marcel Pinas ou le mariage réussi de l'art Tembé et du contemporain

L'artiste Marcel Pinas expose au Camp de la Transportation. Ses tableaux, fruits du mariage réussi entre l'art traditionnel Tembé et la modernité, transmettent des messages codés par le biais de l’écriture Afaka.


Marcel Pinas ou le mariage réussi de l'art Tembé et du contemporain
Pour enrichir sa conception de l'art contemporain, Marcel Pinas, fils du fleuve, a passé un an en Jamaïque. A l'origine, cet artiste peintre Bushinengué a appris l'art Tembé de sa lignée mais il a désiré aller de l’avant en s’ouvrant au monde entier. Il soutient cependant qu’un artiste doit avoir avant tout, le sens et la maîtrise de sa culture et c’est pour cette raison que l’on trouve dans toutes ses œuvres des morceaux de pagnes, de bois, de feuilles ou d’autres objets rappelant la tradition." J'ai commencé très jeune dans l'art Tembé, mais j'ai senti qu'il manquait quelque chose. Grâce à mon séjour en Jamaïque pour étudier l'art contemporain, j’ai compris qu’un mariage entre les deux était possible, ça a été le point de départ", explique-t-il. Même alors qu’il s’est fait une place dans le monde artistique, Marcel sait toujours écouter les autres. " J'ai besoins des uns et des autres pour aller plus loin. L'art Bushinengué est vaste, on en apprend tous les jours. Pour cela, je côtoie toutes les catégories d'âges, car le savoir n'a pas d'âge. Un artiste complet doit connaître la misère avant de trouver le bonheur. La vie n'est pas toujours rose, je crois qu'il faut en connaître le bon et le mauvais côté. Il y a des périodes de sourire mais parfois plus rien ne rentre, donc il faut avoir un esprit conservateur, c'est à dire vivre avec ce que l'on a ", affirme t-il. Loin de son Surinam natal, les tableaux de Marcel Pinas ont fait rêver de nombreux Hollandais en 2000. "L'art est fait pour voyager, je connais beaucoup d'artistes de ma culture qui ont des qualités extraordinaires mais il est aussi important de connaître la culture des autres et de voir ailleurs pour découvrir d’autres grands artistes. " Autre témoignage de sa maturité spirituelle et de la forte influence de ses racines, la maîtrise de l'écriture Afaka, dont l’artiste détient les secrets, est évidente dans ses réalisations. " Avant, les anciens utilisaient cette écriture pour transmettre des messages codés mais aujourd'hui, peu de gens arrivent encore à la décoder ". Pour découvrir cet artiste et peut-être tenter de percer les secrets de ses œuvres, l'exposition dure jusqu à la fin du mois au Camp de la Transportation.
19 Décembre 2003



Commentaires

1.Posté par Dénètem TOUAM BONA le 13/03/2005 15:06
Bonjour

Actuellement au Bresil, je serai a partir du 19 mars en Guyane. Je collabore regulierement avec les revues metropolitaines Africultures, Lignes et Drole d'epoque. Un de mes textes, "Negros cimarrones" est actuellement en ligne sur le site d' Africultures, dans la rubrique correspondances.
J'aimerais beaucoup rencontrer Marcel Pinas pour en savoir + sur sa demarche et faire un article sur son travail (photos, entretien...).
Merci de bien vouloir lui transmettre mon message.

Cordialement
Dénètem



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