Saint-Laurent du Maroni

Pour qui roule-t-on ?


Pour qui roule-t-on ?
Pour ceux qui comme moi vont et viennent, déambulent, posent des questions ça et là, on peut se demander : « Que veulent nos décideurs ? ».

En effet, dans des endroits précis à Saint-Laurent-Du-Maroni, à heures et jours fixes, arrivent des crustacés en provenance du Surinam, vendus à vil prix que nos amis de Cayenne et d’ailleurs achètent. La bonne aubaine -sans parler des autres produits de la mer, de la viande de bois- le tout exposé et vendu dans des conditions d’hygiène et de conservation précaires.

Au marché, les clandestins vendeurs ne se gênent pas pour exposer à la vente toutes sortes de marchandises ou denrées, y compris : vêtements, chaussures, boissons, CD, cigarettes dont la France combat la consommation, et autres … Ces vendeurs encombrent allées et trottoirs, gênent les vendeurs réguliers qui sont en majorité Hmongs. À la moindre remarque ils se montrent agressifs, certains de l’impunité.

Où allons-nous ?


Pour qui roule-t-on ?
Que veulent nos responsables locaux ?

Ont-ils un œil sur la feuille de paye et l’autre sur le tableau d’avancement ?

À deux cents mètres environ du débarcadère officiel, au lieu dit « la glacière », à toute heure du jour ou de la nuit, il s’y passe quelque chose ; y arrivent et débarquent la majorité des clandestins toutes nationalités confondues, qui trouvent toujours un moyen de transport pour regagner le chef-lieu. C’est d’ailleurs là, à cet endroit précis que les bus ont établi leur Q.G.

À quoi sert la gare routière ? …

Les contrôles sont très aléatoires voire inexistants, surtout si on fait celui qui ne comprend pas le français. Tous ces éléments sont facteurs de délinquance et génèrent un réflexe d’autodéfense.

Au fil des semaines, les vendeurs d’essence prolifèrent compte tenu des profits que cela engendre.
Il fut un temps pas si lointain où ils opéraient avec un guetteur.
Pour l’heure, ils s’approvisionnent, vendent, font le plein sur place à découvert, sachant qu’entre eux et les représentants de l’ordre, il s’est établi une complicité passive.

Avons-nous droit ici en Guyane, département français, à un traitement à part entière ou à un traitement entièrement à part ?
26 Octobre 2004 - écrit par Un citoyen


              

Commentaires

1.Posté par DAN le 21/11/2004 23:32
Bof, je ne crois pas que ce soit du ressort des responsables locaux. Des lois votées assez loin d'ici sont applicables comme là-bas. Les fonctionnaires qu'on paye 40% de plus que les autres, et avec d'autres avantages, annuités etc, ...sont chargés de les appliquer.
...
Mais,... doucement pas de vagues, les gens sont susceptibles ici, et de plus le départ est toujours pour bientôt. Alors, profitons beaucoup et laissons profiter un peu.
J'ai plus de respect pour les courageuses marchandes d'oignons que pour ceux qui représentent pour elles une menace permanente de catastrophes individuelles et drames personnels.

2.Posté par irène le 18/01/2005 15:12
c'est l'occasion qui fait le larron, cessons de rejeter la faute sur l'autre. Et si nous, consommateurs prenons nos responsabilités et achetons sur les étals légaux, les illégaux disparaitraient d'eux-mêmes.

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