Saint-Laurent du Maroni

Tous unis face au SIDA

Le 1er décembre a été cette année encore l’occasion d’une forte mobilisation des associations et des acteurs de santé à St-Laurent, unis contre vents et marées dans la lutte contre le SIDA. Une solidarité nécessaire au moment de l’annonce de la fermeture du Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit du CHOG Franck JOLY.


Les jeunes de la Mission locale dans les rues de la ville
Les jeunes de la Mission locale dans les rues de la ville
Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le SIDA a été l’occasion pour les associations st-laurentaines impliquées dans la lutte contre le virus d’unir leurs forces vives afin de rappeler le danger permanent qu’il représente en Guyane, département français le plus touché par l’épidémie. Contrairement à l’idée qui semble de plus en plus s’installer que la menace s’amenuise, le VIH continue de faire de nombreuses victimes partout dans le monde, chez nous également où le taux de nouveaux cas par an est dix fois supérieur à celui de la France métropolitaine. A ce jour, bien que la trithérapie permette d’augmenter considérablement l’espérance de vie des malades, et ceci au prix d’une médication très lourde aux effets secondaires importants, aucun vaccin n’a été trouvé et l’on continue à mourir du SIDA.

Une marche un peu gênée par la pluie
Une marche un peu gênée par la pluie
Afin de rappeler à tous qu’il faut toujours rester vigilant, plusieurs associations de la ville, qui oeuvrent tout au long de l’année auprès de la population et des malades, se sont unies pour préparer pendant plus d’un mois, la grande manifestation de jeudi dernier. Le CDAG (centre de Dépistage Anonyme et Gratuit), le Réseau Matoutou, les associations Communiquer la vie, Chrétiens et Sida, la Mission Locale, Tremplin, la PMI, coordonnés par Shannon MASON, coordinatrice de santé à St-Laurent, ont par exemple récolté plus de 2000 promesses auprès de la population, qui ont été affichées dans la halle du marché. Cette opération originale consistait à remettre un bracelet orange en silicone à toute personne qui s’engageait à faire une action concrète pour la lutte contre le SIDA. « C‘était souvent des choses très simples, du style « je participe à la marche », mais il y a eu aussi des gens qui ont choisi d’adhérer à une association, qui ont profité de cette occasion de vraiment s’engager. D’autres ont fait des promesses très personnelles par rapport à leur famille, leurs enfants, leur conjoint ou encore leur vie professionnelle » , explique Shannon.

Projection de films de témoignages dans la halle du marché
Projection de films de témoignages dans la halle du marché
Dans l’après-midi, le mauvais temps a sans doute découragé plus d’un à venir participer à la grande marche de sensibilisation et de solidarité mais beaucoup, surtout les plus jeunes, ont quand même bravé la pluie pour montrer leur engagement. Dans la soirée, l’Ecole Municipale de Musique et un groupe de percussions ont assuré une petite animation musicale avant la projection de petits films de témoignages.
La veille, les jeunes de la Mission locale avaient sillonné les rues de la ville et fait le tour des administrations pour distribuer des préservatifs et récolter des fonds afin de financer le parrainage d’enfants africains atteints du SIDA.
Une somme d’actions et une journée révélatrices de l’engagement de nombreuses personnes , qui n’attendent cependant pas cette journée annuelle pour travailler activement à la lutte contre le fléau mondial qu’est le SIDA.

Les portes fermées du CDAG
Les portes fermées du CDAG
Souhaitons cependant que les promesses affichées ne resteront pas que des paroles et que les associations et structures verront s’accroître le nombres de bénévoles prêts à s’engager, au moment où par ailleurs la population et les acteurs de santé de l’ouest guyanais sont atterrés par l’annonce de la fermeture du CDAG de l’hôpital Franck JOLY, seul lieu de la région où il était possible de se faire dépister de façon anonyme et gratuite. Le choix du Dr NASSER, responsable du CDAG, d’annoncer la fermeture du centre à cette date symbolique du 1er décembre n’est sans doute pas dû au hasard, car c’est un véritable bras de fer qu’il a décidé d’engager avec l’administration afin d’obtenir les moyens humains et matériels nécessaires à un fonctionnement correct de la structure. Interrogé à ce sujet, M. Philippe LOIR, Directeur de l’Agence régionale d’hospitalisation, déplore que la lettre que lui a adressée le DR NASSER où celui-ci lui fait part de ses doléances, ne lui soit pas parvenue à temps pour éviter la fermeture. Déjà, il est prévu que la Commission médicale du CHOG Franck Joly se réunisse afin de discuter de l’affectation précise des moyens financiers qui ont été alloués au CDAG, et peut-être à long terme, de l’élargissement de l’offre de soins proposés par la structure. Il reste à espérer que ce conflit interne trouvera rapidement un règlement avant que la santé dans l’ouest guyanais ne ne se dégrade plus encore.

Tous unis face au SIDA
6 Décembre 2005 - écrit par C.C


              

Commentaires

1.Posté par R.BEN le 08/12/2005 22:54
slt st laurent c moi pour ce ki ne me coné pa sou ce nom c DMX en force . JARRIVE BLESS UP




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