Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Bouillon de cultures pour la Commémoration du 10 juin

Cette année, les festivités étaient de taille pour la Commémoration de l’Abolition de l’esclavage. Point culminant d’un échange culturel avec le Sénégal, le 10 juin a été pour les saint-laurentains l’occasion de s’immerger dans un grand brassage de cultures, afin de célébrer dignement la fin de l’horreur et l’entente entre les nations.


Bouillon de cultures pour la Commémoration du 10 juin
« Un peuple qui ne connaît pas son passé ne peut pas évoluer. Grands ou petits, il faut que nous nous informions de ce qui s’est passé pour éviter de telles souffrances par la suite. Nous sommes contents que tout cela soit terminé et que l’on puisse se retrouver sans haine». C’est afin de mettre en pratique sa vision des choses que Marie-Thérèse Desmangles, directrice de l’Ecole de musique de St-Laurent, a voulu rassembler ce jeudi 10 juin tous les habitants de la ville autour d’une grande manifestation multi-culturelle commémorant l’abolition de l’esclavage. Après la messe de 8h30, les participants ont pu assister à une conférence animée par Mrs Moomou et Epailly, à des présentations de tenues traditionnelles guyanaises, surinamaises, mhongs, chinoises et sénégalaises, entrecoupées de danses folkloriques, le tout au rythme des prestations musicales assurées par les élèves de l’Ecole de musique et par les différents groupes invités. Et puisque, comme le dit si bien Mme Desmangles « on ne peut pas écouter ni apprécier quand on a l’estomac vide », un petit déjeuner traditionnel a été servi au spectateurs.

Bouillon de cultures pour la Commémoration du 10 juin
Cette manifestation, en grande partie tournée vers le Sénégal, correspondait avec la fin d’une formation de quinze jours assurée dans les écoles de la ville et à l’Ecole de musique, par quatre formateurs en chant et en percussion, venus du Sénégal dans le cadre d’un échange culturel, rendu possible, souligne la directrice, grâce à l’appui de la mairie de la ville et du Conseil Régional. Pendant ces deux semaines de stage, les écoliers saint-laurentains ont eu la chance d’être initiés aux chansons et aux rythmes africains, et plus particulièrement sénégalais, par deux chefs de chœur et par deux batteurs percussionnistes professionnels dont l’un joue très souvent avec Youssou N’Dour et l’autre, petit-fils de Doudou N’Diaye Rose, est professeur de percussions en Hollande. Par ailleurs, tous les soirs, les locaux de l’Ecole de musique raisonnaient des chants et percussions de stagiaires, venus s’initier (gratuitement) eux aussi aux rythmes venus du Sénégal. Les résultats, fort appréciables, de leurs efforts ont pu être jugés par des auditeurs conquis, lors de deux concerts donnés à Saint-Laurent et à Mana, samedi soir et dimanche après-midi.

Franceline, stagiaire

Bouillon de cultures pour la Commémoration du 10 juin
Pour moi, cela a été très enrichissant parce que ce sont des rythmes que je ne connaissais pas, car il est certain qu’en Métropole on n’a pas souvent l’occasion de chanter ce genre de musique. C’est très fort et je suis vraiment très contente de participer à ce stage.







Monique, stagiaire

Bouillon de cultures pour la Commémoration du 10 juin
Le stage se passe très bien. Je trouve intéressant d’avoir des connaissances de la langue sénégalaise, d’apprendre leurs chants qui sont extraordinaires et d’apprendre des techniques qui changent un peu des nôtres. C’est parfois un peu difficile, par rapport à l’accent, on n'arrive pas toujours à rouler la langue, mais ça va !

Délégation sénégalaise
Délégation sénégalaise
15 Juin 2004 - écrit par CC


              




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