Saint-Laurent d
Saint-Laurent du Maroni, Capitale de l'ouest de la Guyane Française

Un aller simple : la porte du voyage sans retour

le regard des enfants sur l’esclavage

Depuis lundi matin, la salle d’exposition du CAIT accueille les visiteurs venus voir et apprécier le fruit du travail des élèves de plusieurs établissements scolaires de la ville. De la maternelle au CM2, ils ont, chacun à leur manière et à leur niveau, tenté d’exprimer leurs sentiments sur cette terrible période de l’histoire de l’Humanité qu’a été la traite négrière.


Un aller simple : la porte du voyage sans retour
C’est pour que le 10 juin ne soit pas juste un jour férié de plus que l’Association Action Ecoles a souhaité solliciter les école saint-laurentaines afin de mettre en place l’exposition « Un aller simple :la porte du voyage sans retour » visible actuellement au CAIT. « Notre objectif, c’est que l’Abolition de l’esclavage soit effectivement commémoré et que chaque enfant de Guyane, et chaque enfant en général, retiennent des moments forts de cette période. Nous espérons avoir réussi ou même simplement contribué à une prise de conscience de ces enfants. L’une des grosses difficultés des équipes pédagogiques a été de bien faire comprendre aux enfants la notion d’esclavage et de clarifier l’amalgame qu’ils faisaient entre la traite négrière et l’esclavage en général, notamment l’esclavage moderne. Nous espérons qu’ils ont sinon compris, du moins commencé à comprendre ce qu’a été cette période, »déclare Joel Véronique qui a coordonné l'opération pour l'Association Action Ecoles.

Un aller simple : la porte du voyage sans retour
Chaque école participant au projet a produit sa propre « porte », symbolisant la tristement célèbre porte de Gorée, au Sénégal, d’où partaient les bateaux chargés d’esclaves. Chaque porte de l’exposition en est donc la reproduction exacte en taille, ornementée des représentations artistiques qu’ont les enfants de l’esclavage. «Nous avons voulu que les enfants arrivent à conceptualiser l’esclavage, et chaque élément de notre porte a une signification pour l’élève qui l’a produit. La première impression des enfants sur cette période de l’histoire a d’abord été très négative, avec un sentiment de tristesse et d’abandon. Nous n’avons surtout pas voulu qu’ils restent sur cette image et avons travaillé avec eux afin de les rassembler autour de l’idée que même si ça a été un moment très dur, il a abouti à ce que nous sommes aujourd’hui », nous explique Nicole Rosamond, qui a participé au projet avec ses élèves.

Sonel
Sonel
Même s’il n’a pas exactement compris ce qu’était « la porte du voyage sans retour », Sonel, du haut de ses huit ans, sait qu’ « un esclave, c’est quelqu’un qui est obligé de travailler pour d’autres gens, un peu comme un prisonnier, mais qui est obligé de travailler ». Il faut savoir tirer des enseignements de l’Histoire, aussi éprouvante qu’elle puisse être et c’est en aidant les enfants à une prise de conscience des erreurs du passé et de la souffrance qu'elles ont engendrée que nous arriverons peut-être jour à une société où chacun saura vivre en respectant l’autre et ce qu’il est, et aura l’assurance d’être lui-même respecté.
8 Juin 2004 - écrit par CC


              




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