Saint-Laurent du Maroni

Second Prix littéraire RENE MARAN 2006


Second Prix littéraire RENE MARAN 2006
Le premier Prix RENE MARAN 2004 aura sans aucun doute été un vrai succès, à en juger par les témoignages chaleureux émanant du grand public, des nombreux participants, des médias et des acteurs du monde littéraire en GUYANE.

Cet évènement a aussi permis de découvrir que le thème RENE MARAN est fédérateur tant au niveau national que local, et qu’il suscite un réel intérêt dans différents cercles culturels. Pour exemples : Mr B. BAUER (cinéaste), Mr J. DANIEL (Directeur de publication au journal « Le Nouvel Observateur »)…

Pour ces raisons, il est indispensable de poursuivre cette action afin de lui conférer une certaine pérennité. Le Prix RENE MARAN sera désormais une manifestation biennale.

Les objectifs sont :
¥ d'inciter à la création
¥ de développer la qualité de l’écriture
¥ de favoriser ce mode d’expression auprès du public
¥ d'éveiller l’intérêt pour la littérature en pavoisant les rues de la Ville de textes de qualité.

Pour cette seconde édition 2006, l’accent sera particulièrement porté sur :
¥ le maintien de la qualité de l’organisation
¥ la plus grande diffusion possible de la manifestation, dans les milieux scolaire et universitaire, et auprès du grand public
¥ le relais régional et national de l’existence de ce prix
¥ la reconnaissance d’une écriture « plurielle »

CALENDRIER PREVISIONNEL

¥ 13 mars: lancement du concours
¥ 12 Mai: clôture du concours
¥ Mai-Juin: délibérations du jury
¥ Fin juin: Cérémonie officielle de remise des prix


Biographie: L’homme RENE MARAN (1887-1960)

Second Prix littéraire RENE MARAN 2006
5 Novembre 1887 : Naissance de René Maran. René Maran n’est pas né en Guyane, ni même à la Martinique, mais sur le bateau qui conduisait ses parents (son père était un fonctionnaire colonial guyanais) de leur lieu d’origine au lieu d’affectation de son père, en Martinique. Il sera déclaré à Fort-de–France le 8 novembre 1887. Il y restera sept années. Son père, Herménégilde Maran était originaire de Roura et tenait une place importante dans l’administration coloniale.

René Maran passe ensuite une partie de son enfance au Gabon, au gré des mutations de son père, qui l’a finalement envoyé dans le sud de la France pour des raisons de santé. Il sera condisciple de Félix Eboué au Lycée Montaigne.

En 1909, il doit accepter pour des raisons financières, un poste de simple fonctionnaire colonial à Bangui. Respectueux envers ses administrés et compatissant à leurs souffrances, il comprit cependant que, malgré sa couleur de peau, il n’appartenait guère à la culture africaine.

Français de culture, fonctionnaire colonial et écrivain, il a suscité autour de son œuvre de nombreuses polémiques. Après « Le cœur serré », roman autobiographique où l’on retrouve les difficultés d’un jeune homme déraciné, René Maran publia « Batouala » qui obtint non sans mal le Prix Goncourt en 1921. Son tableau de l’Afrique équatoriale où il décrit , sur un fond d’histoire d’amour et de jalousie, les excès du colonialisme, se référait à son expérience sur le terrain. Sa préface dénonce avec véhémence le comportement de certains colonisateurs, au point d’avoir parfois été jugée insultante pour les Blancs. « Batouala » suscita des polémiques. Polémique à l’issue de laquelle Maran a dû démissionner et rentrer en France.

Second Prix littéraire RENE MARAN 2006
Installé à Paris, à la fois célèbre et controversé, il poursuivit son œuvre littéraire malgré de nombreux déboires financiers, politiques et sentimentaux. Il publia des recueils de poèmes : Le Visage calme, 1922 ; Les belles images, 1935; plusieurs romans, pour la plupart des fables animalières riches de subtiles réflexions sur les rapports humains : Djouma, chien de brousse, 1927 ; Mbala l’éléphant, 1942 ; Bacouya le Cynocéphale, 1953 mais également quelques essais : Les Pionniers de l’empire, en 4 tomes, 1943-1955, ainsi que des biographies de Livingstone (1938), Brazza (1940) et Eboué (1957).

René Maran meurt le 9 mai 1960. Il repose depuis au cimetière Montparnasse.

A l’époque de sa mort, l’Afrique n’est plus loin de l ‘indépendance et le nom de René Maran s’inscrit parmi ceux des précurseurs. Toute sa vie, il poursuivit avec courage et intégrité son combat pour la cause noire, s’insurgeant contre le racisme, la discrimination et les abus du colonialisme. En revanche, il s’est toujours affirmé comme « un écrivain français », refusant de s’approprier artificiellement une culture nègre dont il n’avait pas été nourri, et insistant sur l’idée que le Noir est « un homme pareil aux autres »..

BIBLIOGRAPHIE

- La Maison du Bonheur : Poèmes, 1909
- La Vie intérieure : Poèmes, 1912
- Le Visage calme : Poèmes, 1921
- Asepsie noire : Poèmes, 1931
- Les Belles Images : Poèmes, 1935
- Le Livre du Souvenir : Poèmes, 1958

- Batouala : Roman, 1921
- Journal sans date : Roman, 1927
- Djouma Chien de Brousse : Roman, 1927
- Le Cœur Serré : Roman, 1931
- Le Livre de la Brousse : Roman, 1934
- Mlbala, l’éléphant : Roman, 1942
- Bêtes de la brousse : Roman, 1942
- Un Homme Pareil aux Autres : Roman, (1947-1962)
- Bacouya le Cynocéphale : Roman, 1953

- Le Tchad : Essai, 1931
- Les pionniers de l’Empire (Tomes I II III): Essais 1943, 1946, 1955

- La mangouste et le serpent : Contes, 1921
- Le Petit Roi de Chimérie : Contes, 1924
- Peines de cœur : Contes, 1944

- Livingstone : Biographie, 1938
- Savorgnan de Brazza : Biographie, 1941-1951
- Félix Eboue : Biographie, 1957
- Bertrand Duguesclin : Biographie, 1961


PALMARES
- Prix Goncourt en 1921
- Grand prix Broquette-Gonin en 1942
- Grand prix littéraire de la Société des Gens de Lettres en 1949
- Grand prix de la Mer et d’Outre-mer en 1950
- Membre de l’Académie Internationale de Culture Française de Belgique. Membre de la société Africaine de Culture en 1953
- Prix de Poésie de l’Académie Française en 1959
27 Mars 2006


              

Commentaires

1.Posté par geneviève cremon le 29/07/2007 12:10
Je suis professeur de Français au lycée Charles de Gaulle à Bangui en République Centrafricaine (où René Maran a été administrateur et où se trouve le cadre de son roman Batouala), et je souhaiterais avoir des renseignements sur le concours littéraire René Maran, car j'aimerais y faire participer des élèves dans le cadre d'un projet pédagogique et culturel sur Batouala que je suis en train de préparer.
D'autre part, existe-t-il en Guyane des membres de la famille de René Maran susceptibles de s'intéresser à un tel projet ?
Je vous remercie de l'attention que vous accorderez à ma demande.
Geneviève Cremon.
Je vous remercie de l'attention que vous accorderez à ma demande.




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