Saint-Laurent du Maroni

Vidéo - Nos voisins du Surinam ont été surpris par une averse de grêle


Vers 20H45 ce qui sembla être une douce pluie change rapidement en un vacarme complet. Il grêle au Suriname. Et pas seulement à Paramaribo. Saramacca, Pontbuiten, toute la région Sud et le centre de Paramaribo semble avoir été touchée.

Il n’y a pas d’incident majeur à noter. Peut-être quelques petits oisillons qui auraient dû porter un casque avant de se percher, mais sans plus. Ce qui tombait du ciel n’était pas plus gros qu’une bille. Mais suffisamment pour créer un vacarme infernal sur les toits en zinc et inquiété une partie de la population qui n’avait jamais vécu un évènement pareil auparavant.

Cette anomalie météorologique semble avoir touché la région Sud de Paramaribo et le centre-ville. Dans cette région se trouvent de nombreux fermier. Il n’est pas encore clair s’il y a eu des dommages aux plantes.

Le grêle a duré une petite dizaine de minutes, un amateur a filmé ce moment et partagé la vidéo sur les réseaux sociaux. En voici un extrait !

Qu'est-ce que la grêle ?

Une rue de Paramaribo
Une rue de Paramaribo
La grêle est un type de précipitation qui se forme dans des nuages de type orageux particulièrement forts lorsque l'air est très humide et que les courants ascendants sont puissants. Elle prend la forme de billes de glace (grêlons) dont le diamètre peut varier de quelques millimètres à une dizaine de centimètres.

Les grêlons croissent lorsque les gouttes de pluie contenues dans l'orage continuent leur ascension dans le fort courant ascendant et gèlent. Pour geler les gouttes doivent être sous le point de congélation et rencontrer un noyau de congélation. Si elles n'en rencontrent pas, elles sont en surfusion et pourront le rester jusqu'à une température de -35/-40°C, ce qui leur permet d'atteindre de très grandes altitudes dans le nuage.

Dès qu'une goutte gèle dans les niveaux supérieurs de la troposphère (au-dessus de 6 ou 7 km d'altitude) où la température est inférieure à -10°C, elle devient un noyau de congélation qui peut commencer la formation de grêlons. La vapeur d'eau contenue dans l'air en ascension va alors se condenser sur ces noyaux de glace plus facilement que sur les gouttes liquides. Les grêlons croissent ainsi plus rapidement que les gouttes de pluie dans une atmosphère humide comme celle des nuages orageux. Le taux de croissance est particulièrement important autour de -12/-15°C (donc vers 6/7 km d'altitude dans nos régions tropicales).

La grosseur maximale des grêlons dans le nuage n'est pas celle que l'on retrouve au sol. En effet, une fois qu'il quitte le nuage, le grêlon commence à se "sublimer" car l'air n'y est plus à saturation. Lorsqu'il passe dans la couche où la température est positive, il se met à fondre et à s'évaporer. Ce que l'on retrouve au sol est donc ce qui n'a pu se transformer en eau liquide ou en vapeur d'eau.

Exceptionnellement sous nos latitudes, lorsque de l'air très froid est présent entre 5 et 7 km d'altuitude, lorsque des nuages orageux entretiennent des courants verticaux (ascendants et descendants) très forts, lorsque les couches basses et moyennes de la troposphère sont particulièrement humides, des grêlons très gros peuvent ne pas avoir le temps de fondre totalement avant d'arriver au sol. Ce qu'on observe alors est le résidu d'un énorme grêlon fondu en grande partie.
17 Janvier 2014 - écrit par Raymond Xaverius van Hemert - Eric LEON


              




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