Saint-Laurent du Maroni

Baroud Canoë


Les eaux marrons de la rivière l'Acarouany qui serpentent au milieu des mille et unes nuances de la nature guyanaise. C'est dans ce cadre prestigieux que s'est déroulée la cinquième journée du 10e Raid l'Arbre Vert, une épreuve de 21 km en canoë.

C'était jour de marché ce dimanche à Javouhey, un village Hmong (une des nombreuses ethnies de Guyane, un peuple nomade qui arrivé il y a 30 ans du Laos et du Vietnam) situé en plein cœur du parc naturel régional de Guyane. A quelques kilomètres à peine du village amérindien d'Awala-Yalimapo où est installé le bivouac, l'atmosphère est évidemment radicalement différente. " On se croirait à Hanoï ! " remarque l'un des organisateurs.

Comme d'habitude sur les départs, c'est Bruno Pomart, le coorganisateur du raid qui fait l'animation avec musique et interventions au micro, car dit-il, " il faut que ce soit une grande fête, et il faut encourager les filles à dans cette jungle guyanaise ". Malgré le soleil et la fatigue qui commence à sérieusement peser sur les organismes, les raideuses ont vraiment pris beaucoup de plaisir sur cette épreuve d'endurance, où elles ont " vraiment tout donné " comme le souligne Annabelle de l'équipe n°72 (Raid Raid Wine). " On s'est fait fumé les doigts, mais on s'est vraiment bien marré" résume de son côté Marine de l'équipe n°42 (Lyon Bio Team).

En haut du classement, l'équipe n°1 (L'Arbre Vert Bourgogne) a une nouvelle fois franchie la ligne la première. Mais Nathalie, qui s'est complètement bloqué le dos, a beaucoup souffert sur le canoë, et devrait très certainement apprécier la journée de repos de ce lundi. Derrière, les " méga-challengeuses " des Blue-Raideuses et leurs copines de Jungle Speed ont très, très bien marché ! Mention spéciale " fair play " ce dimanche pour l'équipe n°49 (ACEF Team) qui a fait la course aux côtés de l'équipe n° 53 de Fabienne (qui porte une prothèse à la place de la jambe gauche), et qui a préféré attendre à l'arrivée " pour passer la ligne à six ! ".

L'aventure du jour, c'est celle de l'équipe n°48 (Kiss S'y Frott, S'y Pik) : Crickette pagayait tranquillement avec ses coéquipières Sylvie et Valou, lorsque qu'un animal non-identifié (sans doute un poisson volant ou sauteur) a fait un bond dans le canoë, et s'est installée sous les fesses de notre Crickette. Panique à bord, Crickette fait tanguer l'embarcation et tombe dans les eaux troubles de l'Acarouany. Nouveau coup de stress, lorsque notre raideuse se rend compte qu'elle a du mal à remonter à cause du gilet de sauvetage, et qu'elle croit sentir des bêtes la frôler. Cri strident au travers de la jungle amazonienne, et c'est encore une fois le directeur de course Gilles Mention qui vole au secours de l'une de ses concurrentes. De retour sur le canoë, Crickette s'est mise à pleurer. Et sa copine Karine, pour dédramatiser, lui a gentiment expliqué qu'elle pouvait très bien " continuer à pleurer… tout en pagayant".

Au programme maintenant : une soirée au bivouac, durant laquelle le Sheriff distribuera les plusieurs milliers de mails que les filles reçoivent chaque jour, un moment crucial de la journée, " le carburant de nos efforts " comme dit Céline de l'équipe n°57 (Haras Le Prieuré). Ce lundi, la journée sera consacrée à deux jolies visites, à la découverte du mythique centre spatial de Kourou, et des îles du Salut, un ancien bagne guyanais. La dernière épreuve aura lieu mardi : un magnifique trek de 10 km dans la forêt en bordure du fleuve Mana. Histoire de terminer en beauté.
28 Novembre 2011 - écrit par


              






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