Saint-Laurent du Maroni

Juliette Boizan, pour la passion du tir.

Lorsque nous l'avons rencontrée, Juliette revenait juste d'une compétition de tir en métropole, "Les 24 heures de Chabris", où elle avait brillé en terminant première de la catégorie des plus de 40 ans. Elle déclare simplement aimer ce sport pour l'effort de concentration et d'adresse qu'il exige de celui qui le pratique. A voir le temps, l'énergie et les moyens qu'elle lui consacre, il apparait vite qu'"aimer" est un terme un peu fade pour qualifier une telle implication. Portrait d'une passionnée...


Juliette Boizan, pour la passion du tir.
Bonjour Juliette, dites-nous qui vous êtes…
Je suis née il y a une cinquantaine d’années à Saint-Laurent du Maroni. Je suis divorcée et j’ai trois enfants.

Quelle profession exercez-vous ?
Je travaille dans le milieu hospitalier à St-Laurent.

Vous rentrez juste d’un voyage en France, pouvez-vous nous en parler ?
Sur le Net, j’ai découvert « Les 24 heures de Chabris ». J’ai donc contacté les dirigeants pour y participer, et j’ai fait les 24h le 6 et le 7 novembre 2004. Il s’agit d’une compétition de pistolet à 10 mètres, à plomb c’est-à-dire du 4/5; on tire du samedi 9h au dimanche 9h, donc pendant 24 heures.
C’était la première fois que j’y participais et cela s’est bien passé, j’ai terminé première dans la catégorie des plus de quarante ans. Pour moi, ça a été un test et je crois que les guyanais devraient se mettre à faire les 24h parce que c’est quelque chose de vraiment intéressant.

Juliette Boizan, pour la passion du tir.
Parlez-nous de votre pratique du tir…
Je suis arrivée au tir en 92, et j’en ai réellement fait à partir de 93. Cela m’a plu et je suis partie pour la première fois pour les championnats de France d’hiver de 10 mètres en 1994 et j’ai continué jusqu’à maintenant… C’est vrai que j’ai été très malade et j’ai dû un peu abandonner les stands de tir dans les années 2000, 2001 et 2002 mais maintenant je reviens très en forme et j’en suis très contente.

Combien de temps consacrez-vous à cette pratique ?

Actuellement je suis dans un service de nuit, donc je m’entraîne mieux qu’avant, je m’entraîne très précisément 10 heures par semaine. Je crois que c’est le meilleur temps d’entraînement pour arriver à mon niveau actuel, mon meilleur niveau.

Quel est le rythme des compétitions ?
Ici, nous n’avons pas assez de compétitions, nous en avons une par mois. C’est à cause de l’éloignement des communes, sinon cela nous ferait trop de kilomètres à faire. Personnellement, je me consacre également à quatre compétitions extérieures à la Guyane.

Quel est votre palmarès ?
J’ai été Championne de Guyane de 1996 à 1999, et j’ai eu un bon classement au niveau des Caraïbes. Actuellement je ne suis plus Championne de Guyane parce que je ne participe pas à toutes les compétitions : en fait, je gère les compétitions et je crois que je suis actuellement la meilleure à l’extérieur de Guyane.

Juliette Boizan, pour la passion du tir.
Pratiquez-vous un autre sport ?
Je pratique la pétanque, qui demande les mêmes qualités que le tir, c’est-à-dire la concentration et l’adresse.

Des sports plutôt individuels, n’avez-vous jamais été tentée par des sports collectifs ?
J’ai joué au basket de 1965 à 1986, j’ai joué au club de Levallois-Perret, un grand club de métropole et nous avons remporté le titre de Championnes de France en 1971.

Que vous apporte le sport ?
L’épanouissement ! Je pense que quand on fait du sport on s’épanouit. Au niveau du tir et de la pétanque, on apprend l’adresse et la concentration surtout, je suis vraiment bien quand je fais du sport.

Entre vos obligations professionnelles et vos activités sportives, avez-vous le temps de faire autre chose ?
Oui bien sûr, j’ai le temps de faire autre chose ! J’aime beaucoup la musique et je lis énormément.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aurait 16 ans aujourd’hui ?
C’est vrai que je suis peut-être un peu chauvine mais je crois qu’à St-Laurent il y a un potentiel important de sportifs. Il faudrait que les jeunes qui aiment le sport pratiquent un sport bien précis mais s’y donnent à fond, et je suis sûre qu’ils auront la réussite.
16 Novembre 2004 - écrit par Rédaction


              

Commentaires

1.Posté par darlis jean-robert le 03/02/2005 00:43
je pense que vu les performances tu n'ai qu'a la moitié de ta vie sportive,mais méme si je ne te le dit pas souvent je suis fier de toi maman.tu es vraiment une passionné et voilà ou se trouve ta force et ça personne te l'enlévera.je pense que tu as de nombreux souvenirs sportif dans ta téte,mais le plus beau pour moi restera ton retour lors de ta cinquiéme place des championnats de france de tir,tu était superbe.méme si à certain moment on voudrait que tu sois là,je reste vraiment fier de toi.un fils qui t'aime.

2.Posté par Ariane FANIS le 20/02/2005 15:14
Suite au message de Jean-Robert, félicitations, il peut être fier, l'épanouissement on le trouve dans ce que l'on aime faire dans sa vie, et une femme guyanaise dans le Tir et la pétanque et Championne hors de notre département mérite d'être félicitée, ne vous cachez plus, faites vous connaître car à Cayenne, je connais des passionnés de la pétanque. Et oui la passion comble le vide et l'absence des enfants qui vous aiment à distance. Une admiratrice qui a eu l'occasion de faire votre connaissance lors de ses vacances à St laurent en Août 2004, la belle soeur de Pierre FANIS; FELICITATIONS ENCORE JULIETTE

3.Posté par DEPLANQUE JOEL & MARIA le 29/03/2005 02:32
Bonjour Juliette,
On a encore les pieds dans la neige et ça fait encore plus plaisir d'avoir des nouvelles de gens que nous avons appréciés pendant plus de 20 ans passés à SLDM. Bravo et bonne continuation !

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